Concernant ce prooduit l’AFSSAPS (agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) à publié en Avril 2004 un document :

Parabens - veille scientifique
Les esters de l'acide para-hydroxybenzoïque (esters de méthyle, éthyle, propyle, butyle ou benzyle) ou parabens, sont utilisés comme conservateurs dans des aliments, des produits cosmétiques et dans 1096 spécialités pharmaceutiques.

Les parabens présentent une très faible toxicité générale et sont bien tolérés (des allergies peuvent tout de même survenir : urticaire, dermatite).

Plusieurs études réalisées in vitro et in vivo ont montré que les parabens exerçaient une activité œstrogénique faible Une étude récente suggère l'accumulation des parabens dans le tissu mammaire cancéreux.

L'auteur (Philippa Darbre) émet l'hypothèse d'une relation entre la présence de parabens ,dans le tissu mammaire, leur activité œstrogénique et l'induction de cancer du sein.

L'accumulation potentielle des parabens dans le tissu mammaire, liée à l'utilisation de produits contenant des parabens, et l'implication éventuelle des parabens dans la survenue du cancer du sein ne doivent pas être négligées.

La polémique autour des parabens

Les parabens sont des conservateurs controversés.
Pourtant, au départ, ils sont apparus pour remplacer d'autres conservateurs, les formaldhéïdes, jugés dangereux, et dont l'usage est aujourd'hui limité aux vernis à ongles.
Il faut noter que tous les composés qui sont officiellement reconnus comme cancérigènes (par la directive 67/548/CEE) sont exclus de la composition des produits cosmétiques, et ce depuis la directive 2003/15/CE.
En ce qui concerne les parabens, il n'a pas été prouvé qu'ils soient cancérigènes pour l'Homme. Ce que l'on sait, c'est qu'ils sont concérigènes - à haute dose - pour le rat, ce qui ne prouve pas grand chose, car d'une part le métabolisme du rat diffère de celui de l'Homme, et d'autre part les doses autorisées dans les cosmétiques sont censées être inoffensives pour l'Homme.
Ces limites s'élevent à 0,4% pour chacun des parabens, le total de tous les parabens d'un même produit ne pouvant dépassé 0,8% (calculé en masse d'ester).
La polémique vient du fait que, lors d'une étude anglaise du Dr Philippa Darbre faite sur vingt échantillons de tumeurs cancéreuses du sein, il a été trouvé des traces de parabens dans 18 d'entre eux.
Cependant aucun lien clair n'a été fait entre les parabens et le cancer, et encore moins entre l'utilisation de produits cosmétiques contenant des parabens et le cancer. Il aurait fallu pour cela vérifier si les cellules saines contenaient ou pas des traces de parabens, comprendre la provenance de ces parabens (ils pourraient par exemples avoir été ingérés lors du traitement anti-cancer) pour pouvoir aboutir à une conclusion. Notons enfin que cette étude portait sur très peu d'échantillons.
Ceci étant dit, le fait que les parabens soit métabolisés (c'est-à-dire le fait qu'on puisse les retrouver dans l'organisme) peut être considéré comme inquiétant en soi, et chacun est évidemment libre de prendre les précautions qu’il juge nécessaires, et d'éviter les produits contenant certains ingrédients qu'il considère comme douteux.


C'est pourquoi l'Afssaps poursuit une veille scientifique et technique dans le cadre de ses missions de sécurité sanitaire et met en place un groupe de travail sur ce sujet.

Traduction française d'un article paru dans The Guardian - 11 janvier 2004

AVERTISSEMENT A PROPOS D'UN LIEN ENTRE LES DEODRANTS ET LE CANCER DU SEIN

Une étude contreversée suggérant un lien éventuel entre un composé chimique commun rencontré dans les cosmétiques et les cancers du sein vient d'être publiée cette semaine. Les chercheurs ont observé 20 tumeurs cancéreuses du sein et ont trouvé des composés chimiques de synthèse de la famille des parabenes parmi 18 d'entre elles dont 4 à de hautes concentrations.

C'est la première fois que des parabenes sont détectés dans les tumeurs suggérant que les produits chimiques issus de l'industrie se sont accumulés dans le tissu mammaire aprés avoir été absorbé par l'épiderme.

Mais l'étude souléve plus de questions qu'elle n'apporte de réponses et les instituts de recherche contre le cancer ont hier invité à la prudence quant aux résultats, soulignant qu'ils n'avaient pas mis en évidence un lien entre les cosmétiques et le développement du cancer.

L'étude, publiée dans le Journal de Toxicologie appliquée, n'a pas non plus montré que les substances sont présentes dans des poitrines saines ni quels roles elles peuvent jouer dans le développement d'une tumeur.

Les Parabens sont des ingrédients de synthèse utilisés comme conservateurs de cosmétiques tels que les crèmes, masques et d'aliments sous forme de methyl et propyl. On les emploie aussi pour l'industrie dans les huiles, matières grasses, cirages et colles.

La responsable de cette étude, le Dr Philippa Darbre, chercheur cancérologue à l'université de Reading,a dit: 'Retrouver ces substances dans des tumeurs cancéreuses humaines compte beaucoup, car d'autres travaux ont montré qu'elles pouvaient copier la façon dont les oestrogénes contribuaient à développer un cancer.

'C'est la première étape; nous avons besoin de voir si ces substances sont identifiables dans un tissu sain et si oui, sous quelles concentrations. Mais nous avons détecté ces molécules intactes et je ne pense pas qu'il fasse l'ignorer.

'Pendant des années, les gens ont dit qu'elles ne pouvaient en aucune façon pénétrer dans l'organisme à cause de notre physiologie, mais je pense que cela a à voir avec une surcharge physique de substances chimiques et que quelques unes sont absorbées par la peau. Pendant des siécles, les femmes se sont débrouillées sans ces substances et il faut se demander si nous en avons vraiment besoin aujourd'hui.'

Malgré tout, quelques une de ses autres études n'ont pas été reconnues par les scientifiques qui pensent qu'il n'y a aucune évidence claire que les substances chimiques soient liées au cancer du sein.

Ils mettent plutôt en cause le développement de l'obésité et les grossesses de plus en plus tard chez la femme comme raison principale de l'augmentation des cancers du sein, de 20 000 cas à la fin des années 70 à presque 40 000 cas par an aujourd'hui..

Darbre a fait d'autres études qui selon elle montrent un lien entre les déodorants et le cancer. Auparavant, elle avait étudié l'aluminium et le zirconium contenus dans des formules qui auraient un effet sur le développement controlé des cancers de l'ADN.

Depuis des années, il y a des questions à propos des déodorants et anti-transpirations pouvant causer des cancers, bien que les rumeurs semblent plus issues d'un mythe urbain que d'une réalité quelconque.

Les chercheurs ont expliqué qu'il serait physiologiquement trés difficile pour ces substances de pénétrer dans le sein, car les glandes mammaires évacuent habituellement toutes les toxines.

Le Dr Philip Harvey, éditeur européen du Journal de toxicologie appliqué, affirme que les résultats doivent être considérés avec prudence. Il ajoute que la découverte est importante car elle montre que 'ces substances oestrogéniques sont détectables dans le sein et sont donc bien absorbées'.

Karol Sikora, professeur d'oncologie au Collége impériale de Londres, dit: 'Nous sommes tous exposés à toute sorte de substances chimiques, mais cela ne veut pas dire qu'elles soient toutes cancérigenes. La question est: Ces substances ont-elles un impact sur les hormones ? et aussi à quel taux retrouverions ces substances dans un tissu mammaire sain ?'

Le Dr Richard Sullivan, directeur des Programmes cliniques à Cancer Research UK, est d'accord: 'Il faut noter que l'échantillonage est trés petit. On ne trouve aucune relation de cause à effet entre les cosmétiques d'aisselle contenant des parabenes et le cancer du sein.'

http://observer.guardian.co.uk/uk_news/story/0,6903,1120435,00.html

Un autre article intéressant, source www.copaiba.be

PARABENS, le récit d'une saga, entre fausses nouvelles et vraies rumeurs...

en résumé :
Les parabens sont des molécules bien présentes dans la nature, et employées comme conservateurs anti-microbiens dans l'alimentation, les cosmétiques et les médicaments. En 2004, une étude anglaise a suggéré un lien possible entre l'utilisation de cosmétiques contenant des parabens et le développement de cancers du sein. Fort controversée par la communauté scientifique, cette étude n'en a pas moins connu un large écho auprès des consommateurs inquiets, et a très opportunément mené à une réévaluation en profondeur de la toxicité des parabens. Fin 2005, arrivèrent les conclusions des commissions chargées de ces évaluations : elles recommandent la poursuite de l'utilisation des parabens étudiés (methyl, propyl, ethyl, butyl), qui présentent d'excellentes garanties d'innocuité associée à une très bonne efficacité anti-microbienne, et sont difficilement remplaçables. Suite de l'article :  http://www.copaiba.be/parabens-suite.html

Liste (non exhaustive) des parabens que l'on peut retrouver sur les étiquettes : Signalons en particulier le Benzylparaben, le Calcium Paraben, l'Hexamidine Paraben, l'Isodecylparaben, Phenoxyethylparaben, Méthylparaben, Ethylparaben, Propylparaben, Isopropylparaben, Butylparaben et Isobutylparaben. Il en existe d'autres (acides, esters , sels de sodium mais aussi de potassium). 

Sources : http://membres.lycos.fr/leflacon/parabens.php + http://www.penntybio.com/cosm/prisque.htm + http://www.aromanature.com/paraben.htm + www.copaiba.be