Petites cruautés entre amis

"Parce que je le vaux bien"

28 novembre 2005

Listes des produits chimiques dans les cosmétiques, produits de soin et hygiène

Produits chimiques dans les cosmétiques, produits de soin et hygiène

Cet article est extrait du dossier "Chemical world" publié dans le journal The Guardian en mai 2004.

Traduction par Carine Dos Santos

L’industrie cosmétique est en plein essor. En 2002, l’Europe a enregistré une dépense globale de 56,7 milliards de livres sterling, le Royaume-Uni étant le troisième pays le plus dépensier après l’Allemagne et la France. Le marché de la distribution américaine en 2002 se chiffrait à 39 milliards de dollars.

Les produits chimiques sont partout. Dans les cosmétiques que nous utilisons, dans la nourriture et dans nos maisons. Nos vies quotidiennes sont balayées par les produits chimiques. Saviez-vous que certains fards à joue ont un ingrédient commun avec l’antigel et que le gel de rasage peut contenir du Téflon ?

Chaque année, on crée un millier de nouvelles substances et on en produit 400 millions de tonnes. Individuellement, chaque produit chimique, utilisé en quantité équilibrée est inoffensif, mais il existe un souci croissant au sujet des effets combinés et de leur accumulation dans le corps. Les écologistes et le lobby vert ne sont pas les seuls à s’en inquiéter. Des scientifiques réputés se posent des questions concernant notre exposition grandissante aux composés chimiques synthétiques.

Notre plus grande inquiétude se concentre sur les phtalates, que l’on trouve dans les jouets en plastique, les revêtements de sol en vinyle, les colles et les encres. En cosmétique, on les utilise comme solvants. Deux produits chimiques de la famille, le DEHP (Diethylhexylphthalate) et le DBP (Dibutylphthalate), ont été bannis de l’utilisation en cosmétique par la Commission Européenne et sont en cours d’élimination. Six ont été radiés des jouets en plastique qui peuvent être mâchés par des enfants.

Le problème des phtalates est la bio-accumulation et leur capacité à détruire les hormones. Une étude menée sur 4 phtalates couramment utilisés a remarqué qu’ils réduisaient l’activité hormonale chez les rats, empêchant la croissance des organes sexuels chez les mâles. Une autre étude a démontré que des jeunes portoricaines ayant un développement mammaire précoce avaient des taux élevés de phtalates dans le sang.

Les entreprises cosmétiques affirment que les petites quantités qu’ils utilisent sont absolument inoffensives. Mais si vous décidez d’éviter les phtalates, ne lisez pas les étiquettes de shampooing ou de crème pour la peau car ils n’ont pas besoin de figurer sur la liste. Les phtalates sont utilisées comme parfum en cosmétique et leur présence est dissimulée par le terme générique de " parfum " sur l’étiquette. Selon les Amis de la Terre, ils sont " persistants et bioaccumulatifs en plus d’être des polluants répandus dans l’environnement et le corps humain. On les trouve par exemple dans le lait maternel."

Quelques 9000 produits chimiques sont régulièrement utilisés dans l’industrie cosmétique et ceux ayant des effets nocifs sont employés dans des quantités suffisamment petites pour être en accord avec les réglementations sanitaires. Mais les effets cumulatifs et l’utilisation à long terme de telles substances sont encore inconnus.

La Food Standard Agency (Agence Sanitaire) peut décider de ce qui est ou n‘est pas biologique dans l’industrie alimentaire mais lorsqu’il s’agit de cosmétiques, elle n’a aucun pouvoir. Le terme " naturel " est tout aussi évasif, en terme de cosmétique, cela ne signifie rien. De la même façon, la mention " testé dermatologiquement " n’a aucune valeur : bien que cela implique qu’un produit est soumis à un standard approuvé par l’industrie, aucun système de classification n’existe actuellement. " Hypoallergénique " veut tout simplement dire que le fabricant pense que le produit ne peut causer pratiquement aucune réaction allergique. " Sans parfum " indique que le produit n’a pas d’odeur remarquable, on peut ajouter du parfum pour masquer l’odeur d’autres ingrédients.

Le simple terme de “parfum”, par exemple, est un mot propre à l’industrie cosmétique et peut comprendre jusqu’à 200 ingrédients différents qu’il serait inutile de lister selon les fabricants. Les entreprises n’ont pas non plus à lister les substances utilisées comme support pour les parfums, comme les phtalates. Le plus alarmant est peut être que les chercheurs ont trouvé des parabènes dans des articles de toilette et ceux-ci ne figuraient pas sur l’étiquette.

Bain de bouche

Ils peuvent contenir jusqu’à 25% d’alcool. Certaines études ont démontré qu’un usage régulier à long terme peut augmenter le risque de cancer buccal chez certains groupes, plus particulièrement chez les femmes non-fumeuses mais d’autres études n’ont pu établir de lien. L’alcool contenu dans les bains de bouche peut engendrer d’autres problèmes. On a rapporté plusieurs cas d’enfants qui ont souffert de baisse de taux de sucre dans le sang après avoir utilisé des bains de bouche à la menthe et contenant de l’alcool. En 1999, une équipe allemande a comparé la toxicité de l’alcool et des bains de bouches et en a déduit que l’alcool était moins toxique.

Baume à lèvres

Le parfum fait partie des 10 ingrédients que le Womens Environmental Network (WEN) a trouvés dans la liste des ingrédients du baume à lèvres. C’est un terme qui semble banal mais qui cache en réalité des centaines de produits chimiques, dont 24 ont été cités comme étant à l’origine d’allergies par le Comité Scientifique Européen des Cosmétiques et Produits non alimentaires. En dépit de cela, les produits spécifiques qui composent le parfum n’ont pas besoin d’être étiquetés, il n’y a donc aucune manière de dire ce qu’il y a dans le maquillage. "C’est le brouillard" déclare Matthew Wilkinson responsable de la campagne produits chimiques et santé au WWF.

Base

En examinant la liste des ingrédients, l’association Women’s Environmental Network a cité une marque contenant jusqu’à 48 ingrédients, y compris 5 parabènes différents et du lauryléthersulfate de sodium. Selon le Journal du Collège Américain de Toxicologie, certains cosmétiques voient leur propriété irritante atténuée. Sans danger lorsqu’on les utilise dans des produits qui se rincent, le journal précise que leur concentration ne devrait pas excéder 1% dans les produits en contact prolongé avec la peau.

Cire capillaire

Elle contient souvent de l’huile de paraffine, une huile minérale. À son contact, les problèmes les plus importants pouvant survenir sont une éruption cutanée ou une inflammation des follicules capillaires. On s’est interrogé sur le risque de cancer et les huiles minérales, mais tout effet cancérigène est lié à la contamination par un groupe de produits chimiques appelés "hydrocarbures aromatiques polycycliques". Si on les ingère, les huiles minérales peuvent dissoudre les graisses, si on les absorbe avec de la nourriture, elles peuvent interférer avec l’absorption de substances vitales.

Crème à raser

En plus d’une gamme de parabènes et d’alcools, la crème à raser peut contenir une substance appelée "adipate de dihexyle". Elle peut irriter les yeux et la peau par simple contact, son ingestion peur s’avérer encore plus problématique. L’US National Institute for Occupational Safety and Health (Institut National de la Santé et de la Sécurité au Travail aux Etats Unis) estime que 11 000 travailleurs dans le pays ingèrent par inadvertance de l’adipate de dihexyle chaque année, soit par le biais de cosmétiques ou de nourriture contaminée par l’emballage.

Crème dépilatoire

L’acide thioglycolique est l’ingrédient chimique actif des crèmes dépilatoires. Des accidents référencés décrivent comment des éclaboussures de cet acide peuvent brûler la peau et endommager les yeux et plus particulièrement la cornée. En raison de la puissance de l’ingrédient, les crèmes dépilatoires commerciales ne doivent pas contenir plus de 5% d’acide thioglycolique.

Crème hydratante

L’Institut National de Recherche Environnementale du Danemark a récemment démontré que 99% des cosmétiques et 77% des cosmétiques sans rinçage contenaient des parabènes. Très peu de crèmes hydratantes en sont exemptes. Les parabènes sont des agents de conservation, mais il est reconnu qu’ils irritent la peau et les yeux. On sait également qu’ils sont similaires à l’œstrogène, une hormone féminine. En raison de ce dernier effet, certains scientifiques soupçonnent un lien entre les parabènes et le cancer du sein, bien qu’aucune preuve n’ait été fournie. On a également relevé des réactions allergiques cutanées au parabènes.

Démaquillant

Il est composé d’une quantité impressionnante d’ingrédients. Le WEN a trouvé 3 parabènes et du propylène glycol chez une marque de lingettes ; l’omniprésent parfum dans un démaquillant pour les yeux et du bromure de méthyle chez une marque de nettoyant visage. Mais l’effet semble être pire avec les produits à étaler comme les écrans solaires. " Le produit peut causer des rougeurs et des irritations " selon le Dr Ian White, président du Comité Scientifique Européen des Cosmétiques et Produits non alimentaires. " On exige que ces produits soient exempts d’agent chimique jusqu’à ce qu’un niveau de sécurité soit assuré."

Dentifrice

Le fluor rend les dents plus résistantes aux caries mais peut être nocif à haute dose. Les bébés et les enfants en bas âge sont les plus exposés aux risques en cas d’ingestion de dentifrice et peut sérieusement augmenter le taux de fluor dans leur sang. La plupart n’ingèrent pas plus de 2 mg par jour mais des études en Afrique, en Chine et en Inde où il y a beaucoup de fluor dans l’eau montre que plus de 6 mg de fluor par jour peut entraîner une ostéose fluorée qui rend les os plus cassants. Les bébés nourris avec une formule à base d’eau fluorée reçoivent 50 à 100 fois plus de fluor que ceux allaités par leur mère.

Déodorant / anti-transpirant

Le déodorant tue ou réduit les bactéries, généralement avec de l’alcool ou du triclosan, agent de conservation et anti-microbien. Les anti-transpirants contiennent des sels d’aluminium ou de zirconium qui réduisent le flux de transpiration. Les deux peuvent contenir du parfum pour masquer les odeurs corporelles désagréables, ceux en aérosol peuvent inclure un gaz propulseur, c’est à dire du propane. Si 90% des déodorants (comprenant toutes les grandes marques) ne contiennent pas de parabènes, certains produits " verts ", qui évitent le triclosan et l’aluminium, peuvent en contenir afin de contenir la prolifération de champignons et de bactéries après ouverture du produit.

Dissolvant

Il suffit de humer un dissolvant pour sentir sa force. Son odeur distinctive provient de l’acétone. Les travailleurs exposés à cette substance dans les laboratoires se plaignent d’irritations du nez, de la gorge, des poumons et des yeux selon un rapport de santé publique publié par l’Agence des Substances Toxiques et de l’Enregistrement des Maladies, mais il faudrait en inhaler une forte quantité sur une longue durée pour souffrir des mêmes effets. L’agence a également remarqué que les personnes et plus particulièrement les enfants, qui avalent par erreur suffisamment de dissolvant peuvent perdre conscience et avoir des dégâts au niveau des tissus de la bouche.

Écran solaire

De nos jours, la plupart des écrans solaires sont "à large spectre " ce qui signifie qu’ils protègent à la fois contre les ultra-violets A (UVA) et contre les ultra-violets B (UVB). Ils passent à travers les nuages et le verre et sont responsables de dégâts au niveau de la peau qui apparaissent sous forme de vieillissement prématuré, et qui ont été liés aux coups de soleil ces dernières années. Les produits solaires que nous utilisons sont des écrans chimiques ou physiques. Les écrans physiques contiennent des substances réflectives qui repoussent les rayons, les écrans chimiques contiennent des substances qui absorbent les rayons et réduisent leur énergie.

L’acide para amino benzoïque, les cinnamates et les benzophénones sont les 3 substances les plus répandues dans les écrans solaires. En Suisse, les chercheurs qui ont testé 5 produits solaires communs ont trouvé qu’ils se comportaient comme l’œstrogène, une hormone féminine. Certains des produits étaient présents dans le lait humain laissant entendre, selon le WEN, que cette substance " n’est pas seulement absorbée par la peau mais qu’elle se loge dans les tissus graisseux."

Fard à joues

“Le maquillage est l’un des produits les plus sûrs et il existe peu de preuve montrant qu’il est vraiment dangereux " déclare le Dr. Stephen Antczak, co-auteur de Cosmetics Unmasked, "Mais de nombreuses personnes ont des allergies et des sonnettes d’alarmes commencent à être tirées". Le fard à joues, par exemple, contient généralement du propylène glycol, qui, bien que considéré comme inoffensif, est utilisé comme antigel.

Gel douche

On ajoute un agent décapant au gel douche, le lauryléthersulfate de sodium, qui peut irriter la peau et les yeux à basse concentration. Il supprime les molécules grasses des couches supérieures et peu donc procurer une sensation de peau tirée après utilisation. La coumarine, un autre parfum, est rapidement absorbée par la peau et entre dans le corps. Des dégâts au niveau du foie ont été constatés chez quelques personnes ayant ingéré de la coumarine.

Lingettes féminines

Elles contiennent normalement un conservateur appelé bromo-2-nitro-propane-1,3-diol ou bronopol. Bien que relativement inoffensif en soi, il peut devenir dangereux si on le mélange avec d’autres composants, les amines et les amides, et former ce que l’on appelle des N-nitrosamines, substance pouvant être cancérigène. C’est pour cela que les Etats-Unis et les organismes de régulation européens ont récemment appelé à plus de sévérité dans les formulations cosmétiques pour s’assurer que les composés ne soient jamais mélangés.

Mascara

Il est à base d’eau, d’agents émulsifiants, épaississants et fixants, de contrôleurs d’acidité, de modificateurs de texture, de produits chimiques empêchant le dessèchement et de conservateurs comme les parabènes. En 1998, des chercheurs de l’Université de Brunel ont publié un papier expliquant que les parabènes imitent les œstrogènes et déclarent : "Etant donné l’étendue de leur utilisation dans des préparations disponibles pour le public, nous suggérons que leur sécurité soit réévaluée." Mais l’Association Européenne de Cosmétiques et de Parfumerie affirme qu’elle détient des données permettant de montrer que les parabènes n’entrent pas dans le corps.

Ombre à paupière

Dire qu’il y a de l’arsenic dans l’ombre à paupière fait penser à un complot digne d’Agatha Christie mais l’Agence de la Consommation et des responsables de la protection du Citoyen en Finlande en a découvert de très faibles taux dans 49 échantillons, et en 2001, un équipe de l’Ecole Médicale de Dartmouth (Etats Unis) ont découvert qu’une exposition chronique à de très faibles niveaux d’arsenic peut provoquer des troubles hormonaux. Ils continuent actuellement leurs recherches.

Poudre

La poudre libre est un mélange de talc et de kaolin avec des additifs permettant l’adhésion à la peau. Des recherches dans le passé ont établi que les femmes utilisant régulièrement du talc dans la région génitale avaient un risque accru de cancer des ovaires (peu de considération pour les cosmétiques utilisés sur le visage) bien que l’association de recherche sur le cancer en Grande-Bretagne ne soit pas d’accord sur le lien. Les personnes travaillant dans la fabrication de poudre devraient remarquer qu’elle peut contenir du bioxyde de titane, un pigment blanc, considéré comme potentiellement cancérigène par l’Institut américain de la Sécurité et de la Santé.

Produits pour bébé

Les enfants respirent plus d’air que les adultes, leur peau est à peu près 5 fois plus fine que la nôtre et est significativement plus perméable : ce qui est appliqué dessus entre dans le corps de l’enfant. Une fois que la substance est à l’intérieur, elle peut avoir un effet très prononcé. Selon un communiqué du WEN sur les produits pour bébé, " jusqu’à 6 mois, les enfants manquent d’une barrière sang-cerveau pour empêcher les toxines à diffusion hématogène d’entrer dans le cerveau : de petites expositions qui auraient peu ou pas d’effet sur un adulte peuvent sérieusement endommager le cerveau d’un fœtus. "

Selon le Dr Vyvyan Howard, toxico pathologiste à l’Université de Liverpool : " La plupart des enfants ont des taux mesurables d’au moins 300 groupes de produits chimiques dans le corps, absorbés par le biais de la nourriture, des produits d’entretien ou de jardinage, les cosmétiques ou même de l’air qu’ils respirent. " Les phtalates par exemple sont présents dans beaucoup de produits pour bébés, dans certains jouets et même dans les étiquettes en plastique sur les vêtements. Greenpeace déclare que l’étiquetage des phtalates n’est pas obligatoire car ils sont compris dans le " parfum ", qui n’a pas besoin d’être détaillé. Les phtalates ont récemment été bannis de certains anneaux de dentition et certaines études suggèrent un lien entre les phtalates et une puberté précoce chez les jeunes filles.

Le Dr Michael Cork, consultant en dermatologie au Sheffield Children’s Hospital a récemment publié un papier montrant que notre consommation de produits tels que les bains moussants, lotions, huiles, talc, lingettes et même certains parfums pour bébé a augmenté au cours des dernières décennies. Comme presque 20% des Britanniques, les enfants sont maintenant touchés par l’eczéma à certains moments de leur vie alors qu’ils n’étaient que 5% dans les années 1950. Il y a selon le Dr Cork "Une importante preuve d’accumulation suggérant que la hausse de l’eczéma va de pair avec l’utilisation plus fréquente de tels produits".

Teinture capillaire

On suppose que les arylamines présentes dans les teintures capillaires sont en partie responsables du risque cumulé de cancer de la vessie chez les femmes qui utilisent des teintures sur une durée d’au moins un mois. Une équipe de l’Université de Californie a récemment suggéré que certaines femmes étaient plus susceptibles de développer un cancer de la vessie après utilisation de teintures permanentes car leur constitution génétique signifie qu’elles ne peuvent pas évacuer assez rapidement les agents carcinogènes de leur corps.

Rouge à lèvres

Le rouge à lèvres, cosmétique le plus populaire du Royaume-Uni, est utilisé par 81% des femmes. Considérant que l’on achète 5 bâtons par an entre 16 et 60 ans, vous en avalerez 900 grammes, selon WEN, qui a calculé que l’on absorbe 90% de ce que l’on applique. Le rouge contient généralement de la lanoline, du propylène glycol et du paraoxybenzoate de butyle ainsi que d’autres conservateurs pour éviter la contamination en raison de son application buccale. Mais demandez-vous si vous souhaitez vraiment avoir tous ces produits sur vous et s’ils sont avantageux ou non.

Savon

Le propylène glycol est l’un des composants majeurs du savon et agit comme un solvant pour tous les autres ingrédients. C’est un irritant doux facilement absorbé par la peau. Si d’importantes quantités de propylène glycol sont appliquées sur la peau à répétition ou bien ingérées, elles peuvent déprimer le système nerveux central (c’est à dire les nerfs constituant le cerveau et la moelle épinière. Les médicaments contenant cet ingrédient ont été liés à la dépression fatale du système nerveux central chez les bébés prématurés. D’autres effets sur le système nerveux central ont été observés chez des enfants dont la peau était entrée en contact avec du propylène glycol.

Vernis à ongles

Les ongles sont poreux et absorbent donc les vernis, qui en plus du colorant peuvent contenir du toluène. Bien que déclaré sans danger, le Bureau de la Pollution et de la Prévention des Toxines avertit qu’en respirer de grandes quantités peut affecter les reins, le foie et le cœur. Le formaldéhyde est également utilisé dans les durcisseurs (interdit en Suède et au Japon). C’est l’un des ingrédients chimiques à éviter selon le Dr Antczak : " Si un durcisseur en contient plus de 0,05%, l’étiquette doit mentionner " contient du formaldéhyde " .

Complément d’information à l’article du Guardian

Les principaux composants d’un produit cosmétique

  L’excipient : On entend par excipient, ou base, la partie la plus importante du point de vue quantitatif : eau, huile, cires et émulsifiants pour une émulsion ; eau, tensioactifs et épaississants pour un shampooings ou gels douches ; mélange d’alcools gras, de cires et d’huiles pour les rouges à lèvres.

  Les principes ou agents actifs : ce sont eux qui confèrent leurs propriétés soignantes aux cosmétiques. Sur le plan purement quantitatif, la plupart des substances actives représentent un infime pourcentage (0,1% ou même 0,0%), ils ont donc ont un rôle largement surestimé.

  Les substances auxiliaires (additifs ) : Elles stabilisent les préparations cosmétiques. On compte par mi elles les conservateurs et les antioxydants.

  Les parfums : un produit n’en contient par forcément mais l’odeur étant prépondérante dans la décision d’achat, pas mal de produits en contiennent.

Les substances à risques

  Les huiles minérales
Les paraffines dérivées du pétrole sont très avantageuses pour l’industrie cosmétique Elles sont à la fois simples à travailler et très bon marché, par contre ces huiles artificielles empêchent la peau de respirer.
Ces huiles minérales comme la Paraffinum liquidum sont composées de chaînes d’hydrocarbures qui ne peuvent pas être métabolisées par l’organisme.
L’OMS a prouvé que les huiles minérales peuvent être stockées dans l’organisme et endommager le foie, ou entraîner une inflammation des valvules du cœur (due aux cires de paraffine par exemple). Actuellement, seules quelques huiles minérales et quelques produits pétroliers ont été testés, mais les résultats alarmants devraient d’ores et déjà nous engager à renoncer à ces produits..

  Les huiles et cires de silicone
Ces substances entièrement synthétiques, dérivées du silicium et contenant des atomes d’oxygène, sont employées dans une multitude de produits.
La Dimethicone est l’une des matières premières les plus utilisées pour les formules de protection de la peau, de soins capillaires et de rouges à lèvres.
On trouve aussi la Cetyl dimethicone copolyol, la Phenyl trimethicone, la Stearyl dimethicone
Les huiles de silicone sont douces et s’étalent bien sur la peau, encore faut-il qu’elles soient de bonne qualité.
Elles sont de loin préférables aux huiles minérales, mais elles ont un grave inconvénient, elles sont très peu biodégradables et nocives pour l’environnement et donc indirectement pour notre santé.
Par ailleurs, dans les shampooings, elles auraient tendance à étouffer le cuir chevelu.

  Les SLS comme Sodium-laureth-sulfate ou le sodium-lauryl-sulfate agressifs pour les muqueuses, responsables d’irritations cutanées et allergiques au niveau de la peau, des yeux et de muqueuses.

  Les polyéthylenglycols (PEG) dont l’obtention se fait à partir de gaz et de manipulations extrêmement dangereux. En outre, ils augmenteraient le phénomène de boutons et points noirs.

  Les monoéthanolamine , diéthanolamine et triéthanolamine ( MEA , DEA et TEA ) qui peuvent déclencher l’apparition de nitrosamines (cancérigènes).

  BHT et BHA : sont des Antioxydants. En haute dose, ils ont des effets cancérigènes sur l’estomac (d’où leur interdiction dans les produits alimentaires).

  Composés organo-halogénés
L’halogénation consiste à introduire dans les molécules du chlore, du brome ou de l’iode. C’est un conservateur de synthèse. Ils ont un potentiel allergène et sont hautement réactifs.
S’ils se fixent dans les tissus, ils peuvent s’y décomposer, se fixer et les endommager.

  Formaldéhydes
Substance cancérigène. Leur taux ne doit pas dépasser 0,2% pour la conservation, 0,1% dans les produits de soins buccaux et 5% dans les durcisseurs d’ongles.

  Séparateurs de formaldéhydes : Formaldéhyde, DMDM hydantoïne, bronopol. Substances capables de dénaturer des protéines.

  Nitrosamines
Ils pénètrent par l’intermédiaire de matières premières souillées. Cancérigènes

  EDTA et Etidronic acid
Ils ont la propriété de se fixer et sont donc critiques du point de vue toxicologiques.

  Composés musqués
Ces substances odorantes artificielles très stables se fixent dans les tissus. Sont cancérigènes. Les muscs de synthèse peuvent s’accumuler dans les tissus vivants. Des études récentes ont montré que certains d’entre eux interfèrent avec le système de communication hormonale des poissons, des amphibiens et des mammifères. En outre, ils renforcent les effets liés à l’exposition d’autres substances chimiques toxiques.

  Substances obtenues à partir de PEG et de PPG
Ils ont la consistance d’un liquide ou d’une cire. Obtenus à partir de gaz de combat, extrêmement réactifs et particulièrement toxiques.

  Sels d’aluminium et triclosane
Employés dans les déodorants. Peut résulter des réactions inflammatoires. Les glandes sudoripares peuvent être endommagées par une utilisation répétée. Les recherches en cours en font un ingrédient polémique car ils pourraient se fixer dans certaines organes dont le cerveau. Le triclosan est un produit chloré hautement réactif. Bactéricide, il peut empêcher le bon fonctionnement du foie. Il est souvent souillé par la dioxine, très dangereuse, même en quantité infime.

  Colorants cosmétiques et colorants pour cheveux : Des chercheurs américains ont constatés que l’utilisation de colorants pour les cheveux multipliait par cinq le risque de cancer du sein.

  Amines aromatiques
Substances de base des colorants d’oxydation. Substances toxiques qui peuvent être absorbées par la peau.

  Colorants azoïques
Colorants à base de goudron synthétique avec des groupes amino, particulièrement critiques sur le plan toxicologique.

  Les quats et polyquats (INCI : Quaternium plus un chiffre)
Employés comme antistatique. Couramment utilisés : CTAC ( Cetyl trimethyl ammonium chlorure ) et le DSDMAC ( Quaternium 5 ). Biodédradable mais léger effet irritant sur la peau.

  Les esters de quats, produits naturels et doux pour le soin des cheveux : effet irritant et mauvaise dégradabilité.

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29 novembre 2005

20 façons de supprimer les produits chimiques dans nos cosmétiques et produits de soin

Cet article est extrait du dossier "Chemical world" publié dans le journal The Guardian en mai 2004.

Traduction par Carine Dos Santos

  1. Faites le ménage dans votre armoire de salle de bain et ne gardez que l’essentiel. Essayez de ne pas faire de doublons : si vous utilisez actuellement 3 crèmes hydratantes, débarrassez-vous de 2 d’entre elles.

  2. Évitez les lingettes pour bébé, qui peuvent contenir des parabènes et du propylène glycol (ingrédient commun de l’antigel). Un linge mouillé fait aussi bien l’affaire.

  3. L’utilisation trop fréquente de shampooings et après-shampooing chimiques décape le cheveu. Si vous lavez vos cheveux quotidiennement, attendez un jour ou deux pour voir s’il y a une différence.

  4. Si les écrans solaires vous inquiètent, couvrez vous ou évitez le soleil. Selon l’association Cancer Research au Royaume-Uni, seulement 30% des gens restent à l’ombre.

  5. Évitez toute utilisation superflue de produits à haute protection solaire, le soir, vous n’avez pas besoin d’utiliser une crème hydratante et un écran solaire.

  6. Laissez tomber les bains moussants qui peuvent contenir des détergents irritants pour la peau. Tout ce dont vous avez besoin pour que bébé soit propre c’est un bain d’eau chaude.

  7. Aspergez votre visage avec de l’hamamélis ou de l’eau froide au lieu des toniques vendus en magasin.

  8. Lisez les étiquettes : tout le monde lit les étiquettes alimentaires, prenez l’habitude de le faire avec les cosmétiques. Elles ne vous diront pas tout, mais cela vous éclairera un peu.

  9. Si vous voulez être sûr qu’un produit est bio, cherchez le label " Soil Association " (en France, cela peut être Ecocert ou Cosmébio, n.d.t.). Des mots comme biologique, naturel et hypoallergénique signifient généralement peu de choses en cosmétique.

  10. Suivez les instructions des produits. Il est facile d’utiliser plus que ce dont on a besoin.

  11. Passez aux tampons et aux serviettes hygiéniques bio. Ils ne sont pas chlorés, 100% pur coton et sans OGM.

  12. Redécouvrez le henné qui est naturel et moins agressif que les teintures du commerce.

  13. Si vous allez nager, les piscines traitées à l’ozone contiennent moins de produits chimiques. Lorsque vous vous rendez dans les piscines chlorées, assurez-vous de passer sous la douche avant ainsi que vos enfants. Si tout le monde se lavait auparavant, on n’aurait pas besoin d’autant de produits chimiques.

  14. Si vous ne pouvez pas vous passer de vernis à ongles, protégez les cuticules avec de l’huile. Bien que la partie visible de l’ongle soit morte, il est toujours poreux et peut absorber les produits chimiques utilisés pour les vernis et dissolvants (toluène, acétone et du formaldéhyde).

  15. Une bonne couche de gel d’aloe vera est une bonne alternative au mousses et gels de rasage. Ses propriétés naturelles anti-inflammatoires et adoucissantes sont exemptes de produits chimiques.

  16. Une femme qui se maquille absorbera en moyenne 0,9 kg de rouge à lèvre au cours de sa vie. La plupart des rouges contiennent des dérivés du pétrole. Essayez des marques qui utilisent de la cire d’abeille, des huiles végétales ou de la vitamine E à la place.

  17. Il existe des produits plus naturels que le déodorant. Préparez-vous à en essayer plusieurs avant de trouver celui qui vous convient, mais attention de pseudos produits verts peuvent dissimuler des parabènes.

  18. Faites un tour sur le web. Greenpeace (greenpeace.org.uk) et le Women’s Environmental Network (wen.org.uk) disposent de listes utiles des produits et entreprises à éviter.

  19. Armez-vous de connaissance, Lisez le livre de Kim Erickson “Drop-Dead Gorgeous” (chez Contemporary Books) pour en savoir plus sur les cosmétiques. (En France, on peut se procurer le livre de Rita Stiens, " La vérité sur les cosmétiques ", n.d.t.)

  20. Demandez des trucs à votre grand-mère. Le jus de citron par exemple a toujours été utilisé comme produit de beauté : pour faire briller les cheveux, pour adoucir les peaux sèches et se débarrasser des points noirs. Les cosmétiques n’ont pas toujours été des produits élaborés en laboratoire.

Source : http://veganimal.info

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L'expérimentation animale en question

Quel est l’intérêt de nos jours de pratiquer l’expérimentation animale ?

L’expérimentation animale est une méthode ancienne qui n’a pas suivi l’évolution du monde scientifique. Actuellement, il est reconnu par beaucoup de scientifiques (chercheurs, médecins, vétérinaires …) que les expériences sur les animaux ne peuvent pas être extrapolées à l’homme. Chaque être vivant est un être complexe et une espèce n’est pas le modèle d’une autre. En effet, l’espèce est définie par son isolement reproductif dû à son patrimoine génétique unique.

Et pour l’enseignement scientifique, est-elle utile ?

Les expériences sur des animaux morts ou vivants et/ou anesthésiés sont imposées aux étudiants en biologie.  En chirurgie, d’éminents chirurgiens ont déclaré que l’entraînement sur les animaux les avaient gênés dans l’acquisition de leurs techniques. De nos jours, plusieurs méthodes substitutives à l’expérimentation animale à des fins didactiques et de démonstration sont disponibles.

Les tests réalisés sur les animaux pour s’assurer de l’innocuité des substances sont-ils fiables ?

L’homme est de plus en plus soumis à des substances chimiques (alimentation, médicaments, cosmétiques, produits ménagers …). Selon la législation en vigueur, via les tests sur les animaux, les industriels de la chimie doivent s’assurer de l’innocuité de ces produits avant de leur mise sur le marché. Les maladies inféodées à la présence de ces substances dans notre environnement ne cesse de croître. Par exemple, le nombre de cancers a augmenté de 63% en 20 ans. Les modes de vie et les produits carcinogènes seraient responsables de neuf cancers sur dix.

Pourquoi observe-t-on des effets secondaires sur l’homme avec des médicaments qui ont été testés sur l’animal ?

La loi exige que tout médicament soit testé sur au moins deux espèces de mammifères. Les effets secondaires de médicaments sont la 4ième cause de mortalité dans les pays développés ! Ces médicaments avaient suivi les protocoles de tests avec les tests sur les animaux. Il est temps de prendre conscience que l’organisme d’une souris, d’un chien … ne réagit pas de la même façon que l’organisme d’un humain.

Les animaux souffrent-ils ?

Les animaux souffrent par la douleur des expériences et des contentions mais aussi par leurs conditions de vie : enfermement en cage exiguë dans des animaleries souvent exemptes de lumière naturelle, absence de contacts rassurants, stress, brutalité des vivisecteurs …

A la fin des expériences, les animaux sont euthanasiés ou parfois réutilisés pour un autre type d’expérience.

D’où viennent les animaux ?

Les rongeurs proviennent principalement d’élevages spécialisés ce qui n’est pas établi de façon certaine pour les autres espèces. Par exemple, des primates sont capturés dans la nature. D’ailleurs, dans le quotidien du médecin du 2 octobre 2003 Geneviève Perrin-Gaillard, vétérinaire et présidente du groupe d’étude de l’Assemblé Nationale consacré à l’animal, a déclaré : « Il faut plus que jamais poursuivre les contrôles. Y compris dans les facultés de médecine qui pourraient ne pas être à l’abri des trafics de chiens ».

Quelles espèces animales utilise-t-on ?

Singes, chevaux, ovins, caprins, bovins, chiens, chats, lapins, rats, souris, poissons, oiseaux, reptiles ...

Nous n’avons pas le droit de transformer des animaux en matériel de laboratoire.

Les méthodes in vitro sont-elles suffisamment développées ?

Des protocoles alternatifs sont reconnus par l’Union Européenne : peau synthétique pour des tests de phytotoxicité, de corrosivité, test Elisa pour des vaccins …

Cependant, les méthodes in vitro pourraient se développer plus vite mais la volonté politique et économique freine cette avancée technologique. En toxicologie, on peut étudier les effets d’une substance chimique sur des cultures de cellules (humaines) et voir les conséquences au niveau de l’ADN. Si cette substance est toxique pour les cellules, il est fort probable qu’elle le soit au niveau de l’organe et de l’organisme entier. Il est important de mettre en avant la reproductibilité et la fiabilité des résultats obtenus par les méthodes alternatives. D’autant plus qu’il est aisé d’orienter un protocole expérimental sur les animaux en fonction des résultats que l’on souhaite obtenir.

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Il existe des méthodes alternatives !!!

Pourquoi l’expérimentation animale est inutile ? chrirurgielapin

Rédaction par Virginie Bronzino pour www.stopvivisection.info

L’expérimentation animale est inutile et dangereuse (pour la santé humaine) pour 2 raisons principales :

  1.   Une maladie obtenue artificiellement n’a rien de commun avec une maladie spontanée.

  2.   Les réactions des animaux en laboratoire diffèrent de celles de l’homme car le modèle animal n’est pas applicable à l’homme.

C’est une méthodologie non scientifique et trompeuse.

Si les vivisecteurs peuvent citer des centaines d’idées concernant la médecine humaine obtenue avec l’aide des expériences sur animaux, ils omettent, cependant, de nous préciser que ces idées ont été prouvées utiles à la compréhension d’une maladie humaine après qu’elles furent confirmées par des observations cliniques (patients humains). Durant leur formulation (tests sur animaux), elles ne nous disent rien de quoi que se soit utile pour l’humain.

  •   Le fait que des expériences sur animaux, ont été, et continuent d’être effectuées ne prouvent pas qu’elles sont indispensables à la médecine humaine.

  •   Le fait qu’un médecin puisse utiliser des médicaments allopathiques ne veut pas dire qu’il (elle) soit d’accord avec l’expérimentation animale ou admet qu’elle soit rationnelle.

  •   Le fait que (à l’exception d’effets secondaires indésirables) des résultats plus ou moins utiles peuvent être obtenus ne prouvent pas que des résultats similaires ou meilleurs auraient été obtenus avec d’autres méthodes.

  •   Un jugement sûr, si les résultats d’expériences sur animaux peuvent être extrapolés aux gens, peut seulement être fait après que les résultats obtenus sur des animaux ont été comparés avec des expériences correspondantes effectuées sur des gens.

Par conséquent, le diagnostic et le traitement d’une maladie chez les humains sont basés, non pas sur les expériences sur animaux, mais sur les essais cliniques effectués sur les gens.

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"Nous possédons un grand nombre de méthodes thérapeutiques et de médicaments acquis sans tortures animales, mais ils n’ont pas été employés et diffusés comme ils le mériteraient, uniquement parce que la génération moderne de chercheurs ne connaît pas d’autre méthode que la vivisection." Dr Wolfgang Bohn

LES METHODES ALTERNATIVES

Avant tout, le mot alternatif est utilisé pour désigner une expérience sans l’utilisation d’animaux, cependant appelons les "scientifiques" plutôt qu’alternatives, car le mot "alternatives" implique la notion de choix : "pour cette recherche particulière, je devrais choisir la vivisection, ou cette autre méthode", ce qui impliquerait l’idée que la vivisection est une méthode scientifique parmi une autre.

Le budget annuel des recherches scientifiques médicales sans l’utilisation d’animaux en toxicologie (date de référence 1998) aux USA est de 3.5 milliards de francs, Allemagne : 67 millions de francs, en France, pour la période de 1994 à 1997 : 800.000 francs.

Voici une brève présentation de 4 méthodes scientifiques de recherches médicales sans l’utilisation d’animaux parmi plus de 450 répertoriés. Pour des informations plus détaillées, vous pouvez contacter directement 3 laboratoires de recherches médicales qui n’utilisent que des méthodes SCIENTIFIQUES sans l’utilisation d’animaux. Leurs programmes de recherches incluent les cancers, maladies cardio-vasculaires, maladies infectieuses, méningite, douleur, migraine... Ce sont des associations à but non-lucratif qui ne reçoivent pas de fonds publics, ne vivent (survivent) que grâce à des dons privés, majoritairement de particuliers.

  ECVAM
 
Dr Hadwen Trust
 
EFMA
 
Dr Andre Menache - Animal Aid 

La méthode épidémiologique

Tandis que la pathologie est l’étude des maladies des individus, l’épidémiologie est quant à elle, l’étude des maladies sur des populations entières. C’est une science basée sur l’observation des humains et les événements produits spontanément qui les affligent. Correctement utilisée, elle peut être un outil de grande valeur pour la science expérimentale.

L’épidémiologie se développa par des observations spontanées. Dans la Rome antique, des lois imposaient la quarantaine pour ceux qui revenaient d’Afrique et d’Orient, ce qui suggérait le concept de carte épidémiologique d’infections et de contagions des siècles avant la découverte de la bactérie.

Dans les années 60, dans la ville de Framingham (Massachusetts, USA) une étude épidémiologique sur les maladies cardiaques fut conduite sur 5000 volontaires acceptant de suivre une série d’examens cliniques et de répondre à un questionnaire sur leur style de vie, leur habitude alimentaire, leur consommation de tabac, la quantité d’exercices physiques prise quotidienne... L’investigation fut répétée de la même façon tous les deux ans, et en 1969, les conclusions suivantes furent : les individus avec un risque de maladie cardiaque étaient des fumeurs, ceux qui incorporaient trop de graisses animales dans leur alimentation, ceux qui ne faisaient pas assez d’exercices physiques, ceux qui étaient obèses et ceux qui souffraient de tension artérielle.

Les facteurs risques sont aujourd’hui tellement bien connus que cela semble presque superflu de les mentionner. Cependant, au moment où l’enquête fut conduite (années 60), les chercheurs de laboratoire gaspillaient du temps et de l’argent en tentant de reproduire les maladies cardiaques sur des animaux, mais négligeant le fait élémentaire que les gens eux-mêmes et leurs habitudes offrent des modèles expérimentaux fiables.

La recherche in vitro

Il y a 2 façons d’étudier les parties d’un organisme vivant in vitro : maintenance in vitro du fragment d’un tissu, organes...et culture de cellules et de tissus in vitro. Il y a beaucoup de domaines de recherche possible :

Expériences sur des virus
Expériences sur des hormones et glandes endocrines
Expériences toxicologiques [
1]
Expériences sur des substances tératogènes, cancérogènes, mutagènes
Études immunologiques
Études des enzymopathies

Le test in vitro a aussi révolutionné le diagnostic médical. L’une des formes de test in vitro, la plus vieille et la plus utilisée est celle de la détection du cancer du col de l’utérus. Le frottis Pap (inventé dans les années 20) est maintenant utilisé dans 97 % de tous les diagnostiques de cancer cervical.

Les autopsies

Les autopsies sont une source importante de savoir. Pratiquement tout le domaine de la connaissance moderne médicale a été créé par l’étude d’autopsies. Cependant, depuis des décennies, de moins en moins de jeunes médecins souhaitent devenir des pathologistes spécialisés en autopsie, par contraste avec ceux qui se tournent toujours plus vers la zoologie expérimentale. Comme l’a si bien remarqué le Dr Robert Anderson, pathologiste à l’université de Mexico : "Nous avons bien plus de connaissances sur les causes de mortalité chez les vieilles souris que nous en avons sur les causes de mortalité chez les humains âgés."

La prévention

Les scientifiques estiment que 80 à 90 % de tous les cancers sont liés à l’alimentation et au style de vie (tabagisme, manque d’activité physique...). Ce sont des choses dont nous avons le contrôle. Nous savons que l’expérimentation animale ne guérit ni n’empêche le cancer. Mais la responsabilité personnelle le peut, à travers la prévention. Cependant, la prévention n’est pas glamour ni même vue comme scientifique par certains. Les gens préfèrent continuer leurs mauvaises habitudes en pensant que la "science" finira par trouver une pilule miracle anti-obésité, anti-cancer...

La prévention est négligée par les pouvoirs publics et les laboratoires privés car elle n’est pas rentable : elle ne donne pas de subventions, ne finance pas les laboratoires à la différence de la vivisection.... La prévention doit donc se faire par l’éducation parentale, en apprenant à son enfant à éviter de constamment grignoter en dehors des repas (obésité, hypertension, maladie cardiaque...), à faire une activité physique (prévient la surcharge pondérale, l’ostéoporose...) et à consommer fruits et légumes à chaque repas (anti-oxydants, prévention de nombreux cancers...). Cependant les publicités et l’industrie agroalimentaire qui va jusqu’à démarcher les écoles (comme Nestlé) sont souvent plus séduisantes que les conseils d’une maman.

[1] Les substances destinées à l’utilisation humaine doivent suivre des tests de toxicité sur des cellules humaines et des cultures de tissus. Les tester, sur des cultures de cellules animales, serait une erreur autant que l’expérimentation sur des animaux vivants avec l’objectif absurde d’extrapoler les résultats sur l’humain. Par exemple, les tests in vitro sur cellules humaines confirmèrent ou identifièrent le benzène, le chlorure de vinyle, l’arsenic et le chlore comme cancérigènes chez l’homme.

Source : stopvivisection.info

Posté par chezemma à 13:37 - Vous aider à y voir plus clair concrétement - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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