Petites cruautés entre amis

"Parce que je le vaux bien"

30 novembre 2005

Dans la jungle des cosmétiques pseudo-naturels

Dans la jungle des cosmétiques pseudo-naturels

Mai 2002 – Première partie 1/2
Révisé en Juin 2004 - Source : www.econovateur.com

La publicité pour les produits cosmétiques nous assure que la nature veille désormais sur la beauté et la santé de notre corps, suggérant que chaque produit vanté saura nous apporter ces fameux éléments bienfaiteurs naturels. Qu’en est-il vraiment ?

La lame de fond industrielle des « bienfaits » de la nature


Le marketing de la nature :
La forte tendance actuelle au retour à la nature, et à ses valeurs de bienfaits et de protection, a incité depuis quelques années les industriels à proposer des gammes cosmétiques prétendument composées d’ingrédients naturels. Ces produits réussissent souvent le tour de force remarquable de rassembler sous un même flambeau, « Bien-être et Beauté ! », sagesse de la tradition et avant-garde technologique. Bref, la fusion retrouvée avec la nature et l’idéalisme technologique de l’homme moderne.

Les fabricants utilisent 4 arguments principaux pour leurs produits de beauté dits naturels : le côté « nature », le côté « soin », le côté « artisanat et tradition », et le côté « technologie de pointe » :

– par « nature », on sous-entend que ces produits vous livrent la nature telle que, dans toute sa bonté et sa générosité de déesse mère ;

– par « soin », on affirme que des principes actifs vont soigner votre peau ou vos cheveux par définition malades et pouvant être soignés de l’extérieur ;

– par « artisanat et tradition », on prétend que les produits sont élaborés par des procédés traditionnels hérités de la sagesse populaire du passé ;

– par « technologie de pointe », enfin, on vous rassure, la nature étant domptée et sous bonne garde, on vous désigne comme récipiendaire privilégié(e) de ce qui se fait de mieux sur le moment.

Vérités et mensonges des efficacités présumées :
Contrairement à ce que vantent la plupart des publicités, la qualité d’un produit de beauté se trouve d’abord dans les matières de bases – excipient, base lavante – et non dans les principes actifs mis en valeur sur les étiquettes, et qui représentent généralement un pourcentage infime (parfois 1 pour mille : acide hyaluronique pour l’hydratation de la peau, vitamine H…).

En effet, les matières grasses végétales brutes et les cires naturelles utilisées comme excipient sont elles-mêmes une mine de principes actifs : elles aident la peau à reconstituer sa protection hydrolipidique en fixant l'humidité et facilitent l'absorption d'autres agents actifs. L'huile de paraffine est par contre l’exemple type d’un déchet de l’industrie du pétrole très couramment utilisé en cosmétique, purifié mais sans aucune action positive.

En outre, les principes actifs mis en avant sont rarement assimilés directement par la peau et n’ont d’efficacité très souvent que marketing : les molécules de collagène, par exemple, sont trop grosses pour pénétrer à l’intérieur du tissu conjonctif qu’elles sont sensées rajeunir, et n’ont qu’un effet hydratant (et encore…) ; la kératine des cheveux, elle, est une protéine morte qui ne peut absorber ni vitamines ni protéines ni acides de fruits, ni rien : les substances coiffantes ne font que colmater les brèches des cheveux abîmés sans les réparer en aucune manière.

Soulignons que les ingrédients ayant vraiment des actions thérapeutiques et ceux pouvant pénétrer dans le système veineux sont interdits dans les cosmétiques (sinon, ils deviendraient des médicaments).

En revanche, certains ingrédients très courants, tels que les PEG (polyéthylène glycols), pourraient être responsables de certains points noirs et acnés. Quantité d’autres ingrédients sont allergènes, et on ne sait quasiment rien de leur action lorsqu’ils sont combinés.

Qu’entend-on au juste par produit naturel ?
Avant d’aller plus loin, je voudrais préciser rapidement ce que nous entendons par « naturel » lorsqu’il s’agit de cosmétique. La cosmétique fait appel à la technologie et à la chimie à tous les niveaux, et ceci est quasi incontournable pour des raisons d’hygiène. Mais il y a technologie et technologie, chimie et chimie. On m’a déjà rétorqué que tout ce qui existe en cosmétique est naturel, puisque, si on remonte suffisamment loin dans la chaîne de production, tout, absolument tout vient de la nature. C’est vrai… mais seulement en apparence.

De nombreuses molécules utilisées en cosmétique n’existent pas en fait dans la nature – même si leurs composants évidemment en proviennent (molécules de synthèse). L’écosystème cellulaire ne « reconnaissant pas » ces molécules inventées de toutes pièces, des conséquences inattendues peuvent survenir (irritations, réactions d’intolérance, allergies…).

– Certaines de ces molécules de synthèse peuvent, en se dégradant, libérer des composés toxiques (formaldéhydes, dioxanne, par exemple) non assimilables, donc avec des risques de réactions indésirées (des molécules toxiques sont aussi produites par le métabolisme du corps, mais le corps met alors en œuvre ses propres mécanismes d’élimination et de régulation).

– Certaines peuvent endommager les cellules (formaldéhydes qui dénaturent les protéines) ou se fixer dans les tissus (sels d’aluminium).

– Certains procédés d’extraction des principes actifs peuvent également laisser des traces de toxiques qui gâchent le produit fini alors même que l’ingrédient de départ était de bonne qualité (chlorure de benzalkonium, nitrosamines, dioxine, par exemple).

« Les ingrédients naturels subissent peu de transformations, laissent peu de résidus, et sont recyclables et biodégradables »

Nous réserverons donc le qualificatif « naturel » qui, je le précise ici, n’a pas de définition légale, aux ingrédients et aux composés dont l’élaboration n’a pas nécessité l’intervention de manipulations chimiques ou technologiques lourdes, coûteuses en énergie, polluantes, et qui modifient abusivement ou totalement le composant d’origine. Les ingrédients « naturels » ont subi, eux, peu de transformations – principalement des transformations mécaniques et chimiques primaires, telles que la distillation, la cuisson ou le filtrage mécanique, la fermentation et l’oxydation – laissent peu de résidus et sont aisément recyclables et biodégradables. Les résidus de l’industrie pétrolière, même neutre sur le plan dermatologique, ne peuvent évidemment pas entrer dans cette catégorie.

Le point sur les réglementations officielles, et leurs lacunes
Les réglementations officielles :
Une décision de la Commission européenne de 1998 oblige les laboratoires à mentionner sur les emballages tous les ingrédients (ou presque) selon des règles précises de nomenclature, les ingrédients étant classés par ordre décroissant de concentration, comme dans l’étiquetage alimentaire, mais pour les premiers ingrédients seulement. Rien n’empêche ainsi de placer un extrait de fruit à 0,001 %, bien avant un conservateur toxique à 0,1 %…

Soulignons d’autres lacunes de ces formules INCI : elles ne donnent pas la concentration et ne précisent pas non plus les procédés de fabrication ni la partie de la plante utilisée. (1)

Les réglementations « bio » :
L’appellation bio n’est réglementée que pour les produits alimentaires. On peut encore l’utiliser en cosmétique sans que cela fasse référence à l’agriculture biologique. Mais des cahiers des charges existent (BDIH en Allemagne, Nature et Progrès, Cosmébio, Qualité France en France) qui interdisent ce genre d’appellations sans utilisation de produits biologiques.

Petit shopping Parisien
Rendons-nous maintenant dans des magasins de marque, un supermarché et une pharmacie d’un quartier à la mode de Paris, et étudions les étiquettes des gammes proposées : Body Shop, Yves Rocher, L’Occitane, Phyto, Garnier, le Petit Marseillais, Phocéenne de Cosmétique, Dove, Klorane, Palmolive, Cottage, Ushuaïa, Tahiti, P’tit Dop, L’Oréal Kids, Monsavon, Laura Ashley, et divers produits sans marque particulière.

Toutes les marques ci-dessus, à l’exception de la Phocéenne de cosmétiques pour ses savons, utilisent des composants chimiques de synthèse dont certains sont peu recommandables, et seuls Body Shop, Klorane, La Phocéenne de cosmétiques et L’Occitane utilisent réellement quelques ingrédients d’origine naturelle. Il est impossible cependant de classer ces marques parmi les marques naturelles ou bio. Quant à notre supermarché, qui se vante de préoccupations écologiques, il ne propose, à part des savons, aucun produit méritant l’appellation « naturel ».

Revenons-en aux étiquettes et étudions les cas où la différence entre le discours marketing et la réalité du produit est la plus flagrante, voire touche à la tromperie.

L’ARGUMENT NATURE

« Nature pour l’Homme », 93 % d’ingrédients naturels
Facile ! c’est de l’eau et de l’alcool ! Le reste par contre est 100 % chimique (colorants, parfums et conservateurs). Voici un cas type de produit banal bien présenté…

« Bio-cure » et « Bio-vitalia »
Rien de bio, ni d’ailleurs de bien naturel dans ces gammes.

Slogan : « Il y a dans la nature des ressources immenses pour la beauté des femmes »
C’est vrai, mais la marque qui affirme cela sur ses vitrines propose des produits dont la composition n’offre quasiment aucune de ces ressources et se contente d’ingrédients de synthèse bon marché. Il ne suffit pas d’ajouter un extrait de lavande ou de rose à de l’huile de paraffine pour créer un produit « naturel » relaxant ou calmant. Quant aux silicones utilisés, leur fabrication n’a strictement rien de naturel et sont à peu près 100 % non biodégradables.

Une « Eau de Cologne naturelle » vendue en supermarché contient :

– un anti-oxydant suspecté d’être cancérigène ;

– une substance épaississante (PEG, pour polyéthylène glycol) issue d’une chimie dangereuse, l’éthoxylation (utilisant l’oxyde d’éthylène toxique et hautement explosif), chimie des gaz de combats particulièrement réactifs et toxiques, neutralisés par divers procédés chimiques de purification ;

– un filtre protecteur contre la lumière, de synthèse et toxique ; et cinq colorants synthétiques, tous non recommandés, dont un est interdit aux USA dans la zone des yeux (on utilise souvent les eaux de Cologne en après-rasage, donc près des yeux), et deux qui ne devraient rester qu’en contact court avec la peau (or, on ne rince pas une eau de Cologne).

« Magic Garden »
Eau de toilette vendue par une marque de vêtements plutôt haut de gamme, connue pour ses motifs floraux. Bien sûr rien ne vient du jardin, et à un prix franchement excessif que seule la qualité de l’emballage peut justifier. Le « Natural Spray » de la même marque contient un anti-oxydant peut-être cancérigène et de plus inutile puisque le produit ne contient rien de naturel risquant de s’oxyder !

Quand aux couleurs vertes, aux petites feuilles et aux fleurs chatoyantes, elles envahissent les étiquettes mais ne sont que des alibi à des produits industriels classiques « relookés » nature.

L’ARGUMENT SOIN

« Douceur », « Extra doux »
Ces appellations fleurissent, principalement au rayon enfants, mais attention, elles peuvent cacher des formulations tout à fait corrosives et allergisantes. Certains produits donnent effectivement une impression de douceur, mais dans la plupart des cas il s’agit d’huiles minérales dérivées du pétrole qui empêchent les pores de respirer en déposant un film occlusif sur la peau, et ne devraient pas être utilisées quotidiennement. La principale douceur de ces huiles est pour le porte-monnaie du fabricant, car elles sont très bon marché, faciles à travailler et à conserver.

« Hypoallergénique »
On peut trouver même dans des produits portant ce qualificatif des bases irritantes ou allergisantes ainsi que des conservateurs dont certains sont même interdits aux USA.

Appellations « Aux fruits », « Aux plantes », « Aux huiles essentielles »
Les acides de fruits, les extraits de plantes et autres huiles essentielles peuvent effectivement apporter un plus aux cosmétiques. Encore faut-il qu’il y en ait réellement dedans, ce qui n’est pas toujours le cas. Là aussi on joue sur l’ambiguïté? :

– Un lait au pamplemousse contient de l’acide citrique et du parfum « pamplemousse ». Pas un milligramme de vrai pamplemousse là-dedans.

– Un produit « Douche aux huiles essentielles » fleur de passion, d’une marque assez « nature », n’indique aucune huile essentielle dans sa composition, et pour cause, cette huile essentielle n’existe pas. Il s’agit donc d’un parfum recrée, comme l’indique fort honnêtement le dos de l’étiquette. Alors pourquoi mettre en avant « aux huiles essentielles » ? Dans la même gamme, la douche Monoï contient 3 pour mille de vrai extrait de monoï, le reste étant « recréé » (dixit l’étiquette).

– Un shampooing très populaire pour enfants, « Fruits exotiques », contient 0 % de fruits. Il s’agit d’un parfum de synthèse : aucun principe actif de fruit n’est utilisé.
Les « Eaux de fruits » et l’Eau de Cologne à la mandarine ne contiennent pas non plus d’extraits naturels.

– Un savon « aux huiles essentielles et au miel » n’a pas d’huiles essentielles dans sa formule. Quant au parfum miel, il faut le savoir, il est toujours synthétique ; le miel, lorsqu’il est utilisé en cosmétique, ne conserve pas son odeur dans le produit fini.

– « Au pamplemousse et au thé vert dans de la crème »
Il y a bien des extraits de pamplemousse et de thé vert, connus pour leurs effets bénéfiques, mais où est la crème ? Dans un seul des cinq ou six produits se réclamant des bienfaits des produits lactés pour la peau, j’ai trouvé de l’acide lactique.

L’ARGUMENT ARTISANAT ET TRADITION

« Alun », « Pierre de cristal »
L’alun est un déodorant, antiseptique et cicatrisant de la peau utilisé après le rasage depuis très longtemps et vendu comme produit naturel traditionnel. Mais attention car il s’agit ici de sels d’aluminium, dont certains sont soupçonnés de forte toxicité (s’accumulent dans le cerveau) et qui risquent d’être bientôt interdits dans tout ce qui entre en contact avec la peau car, solubles, ils peuvent être assimilés lorsque la peau est humide. Tradition ne veut pas forcément dire innocuité. Les spécialistes ne sont pas tous d?faccord sur la toxicite?L potentielle des sels d?falun. Dans le doute, abstenons-nous !

« La quasi-totalité des parfums, fragrance et autres bonnes odeurs sont élaborés synthétiquement »

« Parfum de Grasse »
Il faut savoir que la quasi-totalité des parfums, fragrance et autres bonnes odeurs sont élaborés synthétiquement car les parfums naturels ne se conservent pas bien dans le temps et leur gamme est fort réduite. De plus, certains parfums, chèvrefeuille ou violette par exemple, n'existent pas en huiles essentielles, leurs absolus utilisés en parfumerie haut de gamme sont hors de prix. Ceux que vous trouvez dans les rayons sont donc des compositions, chimiques ou naturelles.

Sachons le : un parfum élaboré à Grasse, malgré la référence au passé artisanal de l’industrie du parfum, peut n’être ni naturel ni artisanal.

Savons « Nature et Tradition », 100 % végétal
Le hic pour ces savons, par ailleurs de bonne composition, c’est que l’emballage façon artisanale et la caution « Nature » apportée par le logo de l’ONF permettent de les vendre très cher, nettement plus cher que des savons équivalents vendus en magasin bio. Un bon coup marketing.

Une grande marque connue pour son image « artisanat et tradition » propose des produits de qualité très irrégulière :

– dans un savon très correct à la base, on ajoute un vilain chimique inutile qui donne cependant bonne allure au savon ;

– on utilise de la silicone et de la paraffine dans les laits, de la silicone pour adoucir un shampooing qui n’a rien de spécialement doux par ailleurs, la paraffine (très bon marché, très stable) côtoie un zeste de cire d’abeille dans les parfums solides et le maquillage ;

– certains produits ont une composition correcte, mais leur prix très élevé n’est justifié que par l’image artisanale qu’on se donne (2 à 3 fois plus cher que les deux marques naturelles les plus répandues).

Quant aux ingrédients labellisés « commerce équitable », ils ne représentent qu’une part somme toute minime de certaines gammes de la marque qui en fait la promotion. C’est toute l’enseigne qui bénéficie de l’aura « commerce équitable », alors que les produits contiennent malgré tout une majorité d’ingrédients industriels, dont des toxiques et des non-biodégradables, qu’il est dommage de trouver à côté de certaines matières premières de bonne qualité.

L’ARGUMENT TECHNOLOGIE DE POINTE

La recherche technologique en cosmétique est phénoménale (plus de 1000 chercheurs chez L’Oréal, avec des budgets énormes). Mais les résultats, sont-ils à la hauteur des investissements ?

– les fameux liposomes, par exemple, chargés de véhiculer les principes actifs jusqu’aux cellules, sont pour la plupart tout bonnement détruits à l’extérieur de la peau ;

– certains de ces liposomes peuvent déshydrater et renforcer des carences de la peau au lieu de l’hydrater ;

– une « nouveauté » vendue très cher s’avère n’être qu’un nouveau procédé de fabrication améliorant sans plus la durée d’efficacité hydratante du produit.

Les produits qui proposent une jeunesse retrouvée n’ont qu’une efficacité infime qui n’égalera jamais celle d’une orange bien juteuse ou d’une bonne nuit de sommeil.

Quant aux arguments du type « utilisation scientifique de la nature », s’ils peuvent rassurer quant à la bonne qualité hygiénique des produits, ils ne sont pas un gage de présence de bases (excipients) naturelles ni de principes naturels actifs.

Rappelons un point souvent ignoré des manipulations « high-tech » : des substances naturelles trop manipulées et isolées de leur environnement moléculaire peuvent devenir totalement inassimilables et inefficaces, dans les cosmétiques comme dans les médicaments. De plus, la plupart des chercheurs des grands groupes ont des paradigmes de recherches issus de la science classique : utilisation du pétrole et de ses dérivés comme matières à tout faire, manie de la création systématique de molécules nouvelles…

Concrètement, la palme de l’arnaque « high-tech » revient à une marque vendue en pharmacie, faisant référence à la phytothérapie, et qui contient quelques extraits de plantes… parmi beaucoup d’ingrédients chimiques ordinaires.

– L’originalité ici est d’avoir surligné en bleu ou en vert sur les étiquettes les ingrédients « d’origine végétale », pour les distinguer de ceux qui ne le sont pas, afin de montrer que ceux d’origine végétale se taillent la part du lion. Seulement voilà, les matières premières végétales sont traitées de telle manière qu’on ne peut pas considérer le résultat comme un ingrédient « naturel » selon la définition proposée plus haut. Et pour certains, l’appellation « origine végétale » est franchement abusive (PEG ou polyquaternium).

L’arnaque est flagrante parce qu’on annonce ici « phytothérapie », discipline confisquée par les pharmaciens, alors que les ingrédients sont issus de la chimie lourde, en contradiction flagrante avec la phytothérapie traditionnelle qui utilise des matières premières quasi brutes.

Quand au grand prix de la subtilité toutes catégories, je l’attribuerais à une marque qui milite pour la nature, « s’engage à n’utiliser que des matières premières renouvelables », dont « les chercheurs étudient les pouvoirs extraordinaires des plantes et des arômes du monde entier. [Ils] utilisent le meilleur de la technologie pour vous en apporter les bienfaits », et ne propose somme toute que des produits absolument classiques, sans aucune originalité technologique (2).

– On nous porte également à croire qu’il s’agit d’une équipe d’ethno-pharmacologues, aventuriers et scientifiques à la fois, qui crée pour nous des produits innovants issus des traditions millénaires : il n’en est rien car les parfums proposés sont très ordinaires : vanille, fruits exotiques, menthe… et on n’y trouve pas de principes actifs ni de procédés de fabrication originaux. Sans commentaire.

Prudence est mère de tous les bons achats
La publicité et le packaging des cosmétiques savent exploiter avec habileté le créneau « nature » si à la mode aujourd’hui. L’utilisation incantatoire de formules à fort effet marketing vient se substituer à bon compte à l’utilisation de matières premières réellement naturelles et de procédés de fabrication respectueux des consommateurs.

Derrière une pub qui « respecte la nature des femmes », se cachent bien souvent des produits synthétiques et standardisés, dont l’efficacité apparente est loin de provenir directement de la nature, utilisée surtout comme argument décisif de vente.

Notes

(1) Bien que la lecture de ces listes soit un réel défi pour un profane, il est dorénavant possible de se procurer un livre en français « La vérité sur les cosmétiques », de Rita Stein, auprès de Bleuvert (1156 ch. de la Sourdaine, 84140 Montfavet). Ce livre, véritable mine d’or, propose une liste d’environ 1200 composants couramment utilisés avec une grille de notation selon des critères de toxicité pour la santé et pour l’environnement, ainsi que d’efficacité.

Vous pourrez ainsi décrypter rapidement les étiquettes, et vérifier la présence potentielle de ces fameux « bienfaiteurs » de la nature !

(2) Ces produits contiennent :

– deux tensio-actifs et deux émulsifiants issus de la chimie lourde, toxique et explosive ;
– un solvant chimique pouvant déclencher des allergies de contact ;
– un agent formant un film sur la peau non bio-dégradable ;
– un conservateur pas terrible, interdit aux USA ;
deux démêlants anti-statiques chimiques de synthèse peu biodégradables et dont un est irritant.



Quelles sont les marques de confiance dans l'univers du naturel ?

Comment choisir et bien utiliser les produits cosmétiques naturels ?
Quelles sont les marques de confiance ?

Mai 2002 – Deuxième partie 2/2
Révisé en juin 2004 - source : econovateur.com

Les principaux points à retenir pour acheter vraiment « nature »


– Comment faire pour trouver des produits à la hauteur de ce qu’ils affichent ?
Il existe des labos qui proposent réellement des produits qu’on peut utiliser en toute confiance. Vous les trouverez dans les magasins bio, les salons et foires bio.
Mais attention : même dans ces magasins et foires, vous devrez vérifier par vous même les étiquettes : les cahiers des charges pour des cosmétiques vraiment naturels étant très récents, peu de labos proposent un travail de qualité constante et certains trichent complètement : une marque promouvant la beauté « par les plantes » rencontrée communément dans les salons naturels, utilise toutes sortes d’ingrédients peu recommandables et très, très peu de plantes…– À lire avant de partir faire ses courses :

« La vérité sur les cosmétiques », de Rita Stein

– Test de la revue « Que Choisir » sur les shampooings, n° 416, juin 2004, sur les produits indésirables contenus dans des shampoings courants.

– Des marques de confiance (par ordre alphabétique) :
Altéarah (parfums), Anika, Ballot-Flurin (au miel, à la propolis), Bio Aromes, Biotope, Centifolia, Ciel d'Azur (à l'argile), Coslys, Daylily / Doux Me, Dermaluxe, Florame, Flore de Saintonge, Flore et Alpes, Hauschka, Fra (eaux florales), Herbes et Traditions, Labo des Sources (savons), Laboratoire LPAE (dentifrices), Lakshmi, Lavera, LBK (karité, L. Chanvre, Les Douces Angevines, Les Irréductibles (eaux florales), Lise du Castelet, Logona (y compris maquillage et teintures), Madame Bio (aux plantes fraîches), Melvita, Pure et Simple, Pureté (karité), Sanoflore, Weleda…

(J'ai mis en rouge les marques de la liste proposée par le journaliste qui ne testent pas sur animaux - charte OneVoice).

– Distribution :
Bleuvert (1156 ch. de la Sourdaine, 84140 Montfavet), Biocoop (22 cours Gambetta, 65000 Tarbes), salon Marjolaine (Fax : 01 48 10 01 14)…

Il n’y a pas que les cosmétiques dans la vie !
Quel que soit votre choix, n’oubliez pas une chose fondamentale : le produit cosmétique n’est, comme son nom l’indique, qu’un produit cosmétique (de parure, de beauté). Il ne résoudra pas seul les problèmes esthétiques ou dermatologiques que présentent votre peau, celle-ci ne pouvant être nourrie que par les substances nutritives véhiculées par le sang.

Si vous fumez, buvez trop d’alcool, dormez trop peu, mangez « MacDo », ne faites de sport qu’en chambre et ne sortez des embouteillages que pour aller bronzer sur la plage, la merveilleuse crème préparée amoureusement par votre petit labo est vaincue d’avance ! Mangez frais, bio, croquant, variez les plaisirs de la bouche, limitez les ingestions de toxiques, car les meilleurs produits de beauté sont ceux qu’on mange. Une étude a montré que les femmes qui font 10 ans de moins que leur âge mangent sainement, font du sport et réagissent plus calmement aux situations stressantes de la vie quotidienne.Le produit cosmétique est utile du fait de notre mode de vie urbain, : il protège, améliore l’hydratation, apporte des éléments nourrissants, mais pour être beau dehors, il faut être bien dedans. Et cela, aucun produit ne vous l’offrira… !

30 mars 2006

Les associations animales pro-vivisection s’offusquent du rachat de Body Shop par L’Oréal

Source : http://www.stopvivisection.info/

The Body Shop a toujours été le chouchou des défenseurs des animaux : lobbying sur les listes de discussions et forums pour demander aux "amis des animaux" d’acheter cette marque, distribution d’échantillons dans la rue au nom de la cause animale (sic !). Et les étudiantes qui distribuent des échantillons L’Oréal devant les supermarchés, elles le font peut-être pour la cause féminine, qui sait ?

Mais le vendredi 17 mars 2006, un crime a été commis : Le méchant L’Oréal a osé faire main basse sur le gentil Body Shop. Sacrilège ! Les associations de protection animale contre-attaquent en demandant à leurs militants de boycotter The Body Shop. Pourquoi avoir attendu 2006, alors que Body Shop existe depuis 30 ans et traîne de nombreuses casseroles ? Pourquoi combattre les tests cosmétiques et ne rien faire, voire approuver les tests médicaux ? Quelle crédibilité a donc ce boycott ?

Qui est The Body Shop ?

Version défenseurs des animaux : Une marque artisanale de cosmétiques qui sentent bon la fraise et la vanille et puis ils ne testent pas sur les animaux, eux, même que c’est marqué sur les flacons et que les assos animales demandent d’acheter cette marque.

Version consommateurs avertis : C’est super cher, pour ce que c’est !

Version écologistes et défenseurs des droits des indigènes : The Body Shop est une de ces multinationales qui surfent habilement sur le marketing "éthico-vert". il n’y a rien de mal à cela, sauf que cette société a été épinglée plusieurs fois pour tromper le consommateur sur le commerce équitable et écologique.

Survival International, Greenpeace London, Jon Entine d’Ethical Corporation Magazine, Michael Johnson d’International Management magazine etc... ont dénoncé cette compagnie pour être contre les syndicats, rémunérer faiblement ses salariés, exploiter les peuples indigènes (les indiens Kayapo au brésil, les indiens Pueblo aux US, etc,), tromper les consommateurs avec des produits faussement naturels (mais vraiment pétrochimiques : sopropyl myristate, petrolatum, triethanolmine, formol etc.) et faussement "sans cruauté" envers les animaux (des ingrédients à base de sous-produits animaux provenant des abattoirs, des ingrédients qui ont été testés sur les animaux avant 1991 etc).

Qui est L’Oréal ?

Version écologistes et défenseurs des animaux : L’Oréal c’est un peu le McDonald’s de la cosmétique. C’est le plus grand, le plus puissant, le plus arrogant, alors c’est plus fédérateur de s’attaquer à lui, comme c’est plus fédérateur de stigmatiser McDo plutôt que Quick.

L’Oréal est particulièrement haï par les défenseurs des animaux (sauf l’asso animale PETA qui n’a jamais rien trouvé à redire sur lui) car il teste les molécules de ses nouveaux ingrédients sur les animaux (comme virtuellement toutes les marques cosmétiques, c’est la loi). Et puis, il est surtout responsable d’avoir fait reculer la législation européenne sur l’arrêt des tests cosmétiques, date qui aurait dû être appliquée en 1998, puis repoussée en 2003 pour être finalement adoptée en 2009. Pour en savoir plus, lisez, http://www.stopvivisection.info/article.php3?id_article=77

Paradoxalement, L’Oréal est également leader dans le domaine des méthodes substitutives à l’expérimentation animale en cosmétologie. Cette compagnie a, par exemple, dans sa besace les brevets Episkin®, SkinChip®, SkinEthic®. Son centre parisien d’essais cliniques est très connu dans le milieu estudiantin pour recruter régulièrement des volontaires afin de tester leurs produits de soin et de maquillage moyennant rémunération (autour de 100 euros).

Il est grand temps que l’Oréal montre l’exemple et se décide, une bonne fois pour toutes, de n’utiliser que des méthodes substitutives en toxicologie. Le choix est large : test de diffusion de l’agarose, microphysiomètre, Eyetest, etc. Pour en savoir plus, lisez http://www.stopvivisection.info/article.php3?id_article=100

Les associations de protection animale et les tests cosmétiques

En France, quand les richissimes associations animales dénoncent la "vivisection", leur stratégie est de s’assurer un maximum de donations par des campagnes ultra consensuelles tournant quasi exclusivement sur les chiens et les tests cosmétiques. En effet, c’est plus facile de manipuler l’émotion du grand public avec les photos de chiens [1] plutôt que de rongeurs [2], et puis, les tests cosmétiques [3], qui est pour ? Personne ! Mais le son de cloche est différent quand il s’agit de "recherche médicale".

Les discours clairs et cohérents basés sur l’abolition de toute forme d’expérimentation animale sont savamment évités, pour ne fâcher aucun (potentiel) donateur.

Un exemple symptomatique est le cas Fondation 30 millions d’amis qui focalise son discours "anti-vivisection" sur les tests cosmétiques [4]. Dans son dossier "les horreurs de l’expérimentation animale" diffusé sur son site, la fondation écrit : "Notre priorité reste aujourd’hui d’interdire l’expérimentation animale en cosmétologie, persuadée que le développement de nouveaux produits de beauté n’est pas un objectif nécessaire et suffisamment important pour justifier l’utilisation et la mort de milliers d’animaux".

Condamner les tests cosmétiques, parce que c’est "frivole, inutile, pas nécessaire, pas suffisamment important ... ", renforce toujours plus l’idée qu’il y aurait des raisons sérieuses, importantes et nécessaires d’utiliser, d’empoisonner et de tuer des animaux. Ce n’est pas avec ce genre d’attitude ambiguë que l’on conscientise et informe le grand public sur l’expérimentation animale. C’est donner raison aux vivisectionnistes !

La médaille de l’hypocrisie revient à l’association britannique Naturewatch dont l’objectif autoproclamé est de faire des campagnes contre la cruauté sur animaux (campaigning against animal cruelty). Depuis juin 2000, cette association organise une campagne de boycott contre L’Oréal. Rien d’étonnant donc qu’elle demande à ses sympathisants de boycotter The Body Shop puisqu’il appartient dorénavant à L’Oréal [5].

Malheureusement, pour NatureWatch, seule compte la lutte contre "la cruauté sur animaux" avec les tests cosmétiques. En effet, celle-ci n’hésite pas à encourager l’expérimentation animale dans les autres domaines en faisant la promotion des 3 R (Raffiner, Remplacer et Réduire) sur son site [6]. Les 3 R permettent à tout vivisecteur lambda de continuer, la conscience tranquille et avec la bénédiction des assos animales, d’expérimenter sur les animaux. POur en savoir plus sur les 3 R, lire :

http://http://www.stopvivisection.info/article.php3?id_article=6

http://www.curedisease.net/faqs/faq16.shtml

Deux exemples de discours cohérents au milieu du marasme de la protection animale :

Kathy Archibald, consultante scientifique pour l’EFMA :"EFMA ne soutient qu’un seul R : Rayer (l’expérimentation animale). Une pratique scientifiquement sans valeur ne peut être remplacée par une " alternative ". La science dispose déjà d’une pléthore de méthodes plus efficaces (et non " alternatives " !) ".

André Menache, consultant scientifique pour Animal Aid :" Ceux qui soutiennent les 3R promulguent la vue "obligatoirement malveillante" de l’expérimentation animale et prétendent qu’on ne peut l’abolir jusqu’à ce que toutes les expériences, qui existent par millions, soient remplacées par des "alternatives". Ce serait un processus sans fin. Les expérimentateurs sur animaux déclarent que chaque expérience doit être certifiée au cas par cas pour obtenir une valeur scientifique et une justification. Cependant, ils ne sont pas prêts à le faire ".

L’arnaque du marketing "Produits non-testés sur les animaux"

Les sites StopVivisection.info et VegAnimal.info ne recommandent aucune liste de type "produits sans cruauté ou produits cosmétiques non testés sur animaux" diffusée par des associations de protection animale, à cause d’un manque de cohérence et de fiabilité.

Avant tout, ces listes mentionnent des marques dont les produits renferment de nombreuses substances chimiques. Pour les "amis des animaux", sachez que ces substances chimiques empoisonnent beaucoup plus d’animaux dans la nature que les quelques milliers d’animaux en labo pour tester les cosmétiques. Alors, ne négligez pas l’impact de ces poisons sur la faune !

De plus, si ces marques ont bien une charte de non-tests sur animaux (au même titre que Nike peut avoir une charte de non-fabrication de chez chaussures par des enfants), elles ne peuvent pas garantir (mais ne font qu’affirmer sans qu’il n’y ait de travail d’investigation de la part des assos pour vérifier) que tous leurs fournisseurs et sous-traitants n’aient jamais eu recours à l’expérimentation animale sur leurs ingrédients

Voici une analyse intéressante de la marque LUSH sur le marketing éthico-animal :

" Il y a des sociétés de cosmétiques bien connues qui se conforment à tous les standards des organisations contre la cruauté et qui continuent à acheter des ingrédients à des sociétés qui font des tests sur les animaux.

Comment ? Voici quelques exemples :

Les sociétés de cosmétiques peuvent acheter des ingrédients qui ne sont pas testés sur des animaux chez un fournisseur qui continue à tester d’autres ingrédients sur des animaux.

Les sociétés de cosmétiques peuvent, tout en respectant les conseils donnés par des organisations contre la cruauté, utiliser des ingrédients qui ne sont pas testés pour leur utilisation dans les cosmétiques mais qui le sont pour leur utilisation dans les aliments. Prenons par exemple les colorants. Les couleurs doivent être re-testées si une société alimentaire veut augmenter la quantité qu’elle utilise. Pourquoi se donner la peine ? Sûrement nous devrions plutôt lutter pour réduire les niveaux d’ingrédients artificiels dans les aliments au lieu de l’utiliser comme une justification pour faire des tests sur les animaux.

L’argent que vous dépensez sur des cosmétiques qui portent le signe officiel contre la cruauté pourrait peut-être utilisé pour les tests sur les animaux. "

Notes :

[1] 21 000 chiens ont été utilisés au sein de l’UE pour l’année 2002.

[2] Plus de 8 millions de rongeurs ont été utilisés au sein de l’UE pour l’année 2002.

[3] 2 691 animaux ont été utilisés pour des tests cosmétiques au sein de l’UE.

[4] Encore une stratégie marketing qui ne fâche personne et remplit le tiroir-caisse sans traiter en profondeur l’expérimentation animale : dans la rubrique "pétition contre l’expérimentation animale", la fondation 30 millions d’amis propose un pétition "DITES NON A L’EXPÉRIMENTATION ANIMALE POUR LES PRODUITS DE BEAUTÉ ". Super inutile comme pétition mais tellement consensuelle !

[5] L’article publié dans The Guardian concernant l’appel au boycott de Body Shop par NatureWatch : Activists call Body Shop boycott.

[6] " Naturewatch is strongly in favour of the 3Rs, as we believe that it provides a viable framework by which the use of animals in research may be improved and ultimately phased out ". Pour accéder à la rubrique 3 R du site de NatureWatch, cliquez ICI.

N'hésitez pas à intervenir sur cet article.

Emma

27 février 2007

Soins du visage : Composition des produits dans le commerce

Crèmes nettoyantes et lotions

Tandis que la plupart des crèmes purificatrices et des lotions que l’on trouve dans le commerce détruisent les cellules de peau mortes et désincrustent les pores, elles utilisent de l’alcool et des dérivés de pétrole pour accomplir cette tâche. L’alcool est un solvant largement utilisé sous des formes variées, telles que l’alcool éthyl, méthyl et céthyl. Étant donné qu’ils dissolvent les graisses (notamment les graisses naturelles de la peau), ces alcools peuvent être très asséchants. Pour compenser les effets asséchants de l’alcool, beaucoup de fabricants rajoutent de l’huile minérale ou du pétrole pour laisser la surface de la peau douce.

D’autres ingrédients synthétiques se trouvent de façon courante dans les crèmes nettoyantes et dans les lotions. Ces ingrédients incluent des carcinogènes connus ou suspectés comme, par exemple, la diéthanolamine (DEA), la triéthanolamine (TEA), la cocamide MEA, les couleurs FD et les antibactériens. Les parabènes perturbateurs hormonaux et les conservateurs qui diffusent du formaldéhyde comme l’hydantoine DMDM sont communément ajoutés aux produits. Les irritants et les sensibilisateurs tels que les composés de PEG, l’acide stéarique et les parfums synthétiques sont fréquemment retrouvés dans les formules nettoyantes.

Lotions astringentes

Les lotions astringentes sont parfaitement conçues pour rafraîchir et donner du tonus à la peau car elles referment les pores et équilibrent le PH de la peau. Mais un certain nombre de ces lotions actuellement sur le marché ont recours à des plastifiants ( Produits chimiques qui améliorent la flexibilité, l’allongement et facilite la transformation des polymères et résines) tels que le sorbitol et le polyvinylpyrrolidone (PVP), une résine qui peut rester dans le corps plusieurs mois après son utilisation, pour produire un effet raffermissant.

D’un autre côté, les lotions astringentes de commerce contrôlent souvent le flux de graisses à grand renfort de concentration d’alcool, qui peut perturber l’équilibre naturel du PH de la peau. En plus de l’alcool, beaucoup de ces lotions contiennent de l’acide salicylique. Alors que l’acide salicylique se trouve naturellement dans la gaulthérie et dans le bouleau, la variété synthétique est préparée en faisant chauffer du phénol, de l’hydroxyde de sodium et du dioxyde de carbone. L’acide borique est un autre ingrédient courant de ces lotions astringentes ; c’est un antiseptique aux propriétés bactéricides et fongicides. L’American Medical Association (AMA) a mis en garde contre son éventuelle toxicité et la Food and Drug Administration (FDA) a fait une déclaration en 1992, prévenant que la sûreté de l’acide borique n’avait pas été prouvée dans les produits vendus sans ordonnance. (1)

Les lotions astringentes de commerce peuvent aussi contenir du talc, ainsi que des couleurs, des parfums et des conservateurs synthétiques, créant par là même des produits potentiellement irritants.

Conseil : des moyens plus sûr et plus apaisants existent pour adoucir votre peau après le nettoyage, par exemple : l’hamamélis et notre bonne vieille eau.

Crèmes hydratantes pour le visage

En ayant recours aux crèmes hydratantes et aux crèmes de nuit classiques, il se pourrait en fait que nous sabotions l’hydratation naturelle de notre peau. Au lieu d’huiles naturelles et d’émollients à base de plantes, la plupart des marques de crèmes hydratantes sont bourrées de produits pétrochimiques tels que l’huile minérale et le petrolatum ( un dérivé du pétrole).

Ces produits à base de pétrole brut raffiné bloquent les composés qui se trouvent à la surface de la peau, entravent efficacement la respiration naturelle de la peau. Etant donné que ces composés obstruent également les pores, ils peuvent empêcher la libération des toxines et des déchets. Et bien que toutes les crèmes hydratantes nous donnent l’impression d’avoir la peau lisse et douce juste après leur utilisation, ces composés synthétiques peuvent en fait ôter de l’humidité à notre peau.

Pratiquement toutes les crèmes hydratantes en vogue contiennent des détergents synthétiques, malgré des preuves scientifiques qui montrent que ces produits chimiques endommagent la peau et dégrade la fonction naturelle de protection de celle-ci. Les épaississants et les matières plastiques utilisés pour rendre le produit riche et crémeux endommagent également la peau.

La plupart d’entre nous croient au lieu commun que les crèmes hydratantes non seulement conservent la peau lisse et douce mais également qu’ils aident vraiment la peau à guérir. Cependant, des études récentes ont montré qu’une grande quantité de crèmes hydratantes et d’émollients classiques retarde en fait la guérison des peaux irritées et abîmées en inhibant la capacité naturelle de la peau à se s’auto réparer.

Crèmes de nuit

Plus denses que les crèmes de jour classiques, les crèmes de nuits ont pour base les mêmes ingrédients que ceux des crèmes hydratantes, mais on y trouve en plus des esters ( Molécule résultant de l’estérification d’un acide et d’un alcool.) de cire tels que la cire d’abeille ou la lanoline ( Corps gars retiré du suint des laines). Prisées par les fabricants de cosmétiques pour leurs propriétés émulsifiantes et diluantes, la DEA et la TEA se retrouvent aussi dans un bon nombre de crèmes de nuit.

AHA

Les acides alpha hydroxy sont des acides légers qui ont un rôle d’exfoliants de la peau, essentiellement en accélérant le processus de détachement des cellules de peau mortes. Ce rapide lissage d’une peau sèche et rêche diminue les rides visibles et la peau apparaît moins ridée, ce qui explique l’énorme succès de ces produits sur le marché. Les AHA - tels qu’ils sont couramment appelés - n’ont rien de neuf. En fait, la nature pourvoit à ce miracle depuis tout temps. Les pommes, le raisin, le cassis et les agrumes sont riches en acides alpha hydroxy et cela fait des siècles que ces fruits sont utilisés dans les formules de soins naturelles pour la peau. Les ingrédients les plus utilisés dans ces préparations aux alpha hydroxy sont les acides glycoliques. Bien qu’à l’origine ce produit chimique soit un dérivé du sucre de canne, l’acide glycolique est fabriqué dans la plupart des AHA à partir d’acide chloroacétique et d’acide salicylique, tous deux des créations synthétiques de leurs homologues naturels.

Le plus connu et le plus efficace des AHA est peut-être la trétinoïne, couramment appelé le retin-A. Le retin-A est une forme synthétique de la vitamine A et ne peut être acheté que sur ordonnance. Mais ne vous méprenez pas : le rétinol ou vitamine A listé sur la notice de votre crème antirides n’est pas le même que le retin-A. Le rétinol, un dérivé de la vitamine A, est un produit chimique totalement différent.

Pourquoi de plus en plus de crèmes de soin contiennent-elles des vitamines ?

Dans notre société moderne, notre peau est bombardée de soleil, de pollution, de chlore dans l’eau que nous buvons, et même de stress - tous ces facteurs contribuent à la production des radicaux libres. Bien que les radicaux libres soient des effets secondaires naturels de différentes réactions chimiques, lorsque le corps est submergé par ces substances, elles provoquent une oxydation et deviennent toxiques, accélérant le processus de vieillissement. Les radicaux libres attaquent les cellules saines de la peau, endommageant l’ADN et l’ARN dans les cellules nucléiques. Ils abîment également le collagène, ce ciment génétique qui assure le maintien de le peau en la conservant ferme et souple.

Conseil :

  Les vitamines à effet antioxydant telles que les vitamines A, C et E représentent le moyen le plus efficace de lutter contre ces dégâts dus à l’oxydation. Il est également conseillé de manger au moins 5 portions de fruits et légumes par jour.

  Les plantes botaniques sont aussi une autre façon de donner à la peau les avantages des antioxydants. Bien avant que les vitamines synthétiques aient fait leur apparition aux rayons cosmétiques des supermarchés, les femmes indigènes des forêts tropicales humides utilisaient les plantes et les herbes pour atténuer les signes de l’âge. Aujourd’hui, les scientifiques japonais ont confirmé que certaines herbes sont de puissants antioxydants, dont le marronnier d’Inde, l’hamamélis, le romarin et la sauge. Les extraits de thé vert, l’huile de pépins de raisin et la camomille sont également appréciés par les fabricants de produits naturels pour la peau pour leurs propriétés d’antioxydants. Incorporés dans les crèmes pour la peau, ces antioxydants naturels seraient plus à même d’être absorbés par la peau que leurs équivalents synthétiques.

Crèmes solaires

Bien que la plupart des dermatologistes recommandent d’utiliser un produit d’indice SPF-15, lorsque l’on parle de protections solaires, la plupart d’entre nous se retrouvent confus face au terme. SPF ou indice de protection solaire, fait simplement référence à la durée totale que nous pouvons passer au soleil sans risque. Par exemple, sans protection solaire, la peau se met normalement à rougir après dix minutes d’exposition au soleil ; une protection solaire d’indice 6 permet une protection 6 fois plus longue.

Ces protections solaires chimiques sont-elle vraiment une panacée eu égard à la prévention d’une peau photosensible ? Lorsqu’il s’agit de prévenir certains types de cancers de la peau, les scientifiques ne sont pas tous d’accords. "Les protections solaires peuvent potentiellement infliger des préjudices," déclare le Dr. John Knowland de l’université d’Oxford. Les recherches de ce dernier indiquent que les protections solaires qui contiennent du PABA et ses dérivés, tels que le padimate-O, peuvent endommager l’ADN. Il ajoute : "Etant donné que les protection solaires sont abondamment utilisées, il est important d’en savoir autant que possible sur celles-ci." (2) Cependant, il est surprenant de constater que très peu d’études ont été publiées sur la sûreté de ces protections solaires. Et le peu qui a été publié est pratiquement ignoré tout autant des médias que du corps médical. Une étude menée par l’université de Queenland a montré qu’il semblerait que des quantités importantes d’oxybenzone - un ingrédient courant des protections solaires - pénètrent la barrière épidermique. (3)

Une partie de la controverse en ce qui concerne la sûreté des protections solaires chimiques trouve son origine dans l’augmentation en parallèle de l’utilisation des protections solaires et des cancers de la peau. En fait, à l’université de Californie à San Diego, les épidémiologistes Cédric et Frank Garland pensent que l’utilisation sans cesse croissante des protections solaires depuis les années 1970 est la première cause de l’épidémie actuelle des cancers de la peau. Les Garland suggèrent que l’utilisation des protections solaires et les bains de soleil prolongés qu’elles permettent, pourraient conduire à une augmentation des cas de mélanome, la forme la plus mortelle des cancers de la peau. (4) Le problème est que les gens n’utilisent pas correctement leur crème solaire : ils n’en mettent pas assez, restent trop longtemps au soleil, ne comprennent pas les indices SPF et ne connaissent pas leur type de peau.

En février 1998, l’épidémiologiste Marianne Berwick du Memorial Sloan-Kettering Cancer Center de New-York a présenté une évaluation de plusieurs études concernant l’utilisation de protections solaires et leur rapport avec le cancer et elle a conclue qu’il n’existait aucune preuve scientifique démontrant que l’utilisation de ces protections solaires empêcheraient réellement les cancers de la peau de se développer. (5)

Le Dr. Gordon Ainsleigh est d’accord avec elle, estimant qu’aux Etats-Unis, 30 000 décès ayant pour cause un cancer pourraient être évités chaque année si les gens voulaient bien adopter un régime d’exposition au soleil régulier mais modéré, au lieu de compter sur une utilisation massive des crèmes solaires. Dans un article publié dans Preventative Medecine, le Dr. Ainsleigh a même été jusqu’à suggérer que l’utilisation de ces crèmes solaires entraînait plus de décès par cancers qu’elle n’en empêchait.

Conseil : Limitez votre exposition au soleil de 20 à 30 minutes par jour et évitez de vous exposer entre 11H et 14H. Si vous savez à l’avance que votre exposition sera plus longue, choisissez des écrans total à base de minéraux et mettez un chapeau large pour protéger votre visage.

Exfoliants

La plupart des désincrustants pour la peau que l’on trouve en commerce contiennent des détergents et des alcools puissants, le DEA, le TEA ou le lauryl sulfate de sodium, sans parler d’un assortiment de couleurs, d’odeurs et de conservateurs synthétiques.

Conseil : Au lieu de désincruster votre visage à l’aide de produits chimique, essayez plutôt la farine de maïs. La farine de maïs est un excellent exfolient naturel qui enlève les cellules de peau mortes et aide à désincruster les pores.

Bain de visage à la vapeur

Des bains de visage à la vapeur amélioreront la circulation et humidifient la peau de votre visage. Pour un bain de visage à la vapeur, faites bouillir une grande casserole d’eau. Couvrez-vous la tête d’une grande serviette et gardez votre visage de 25 à 30 cm au-dessus de l’eau. Laissez la vapeur d’eau agir une dizaine de minutes.

Pour un petit plaisir thérapeutique aromatique spécial ou pour les personnes souffrant d’affections spécifiques telles que l’acné, ajoutez une poignée d’herbes parfumées à l’eau bouillante. Dans les herbes antiseptiques pour les bains de vapeur, on trouve la lavande, les pétales de rose, le géranium et le romarin. La camomille et le calendula servent également à apaiser une peau irritée.

Masques de beauté pour le visage

Pour confectionner un masque à l’argile, mélangez simplement l’argile avec assez d’eau ou de vinaigre de cidre de façon à obtenir une pâte, puis appliquez cette mixture sur votre peau. Laissez agir le masque pendant 15 à 30 minutes, jusqu’à ce qu’il soit quasiment sec.

Contrairement aux masques à l’argile classiques, qui contiennent souvent du propylène glycol, de l’alcool, du diazolidinyl d’urée et des couleurs artificielles, les masques naturels disponibles dans les magasins de diététique sont faits à partir de kaolin ou d’argile bentonite.

Acné

Les rayons cosmétiques dégorgent de traitements contre l’acné, la plupart contenant de puissants produits chimiques tels que l’acide salicylique ou le peroxyde de benzoyle. En fait, ces produits peuvent exacerber le problème en irritant la peau.

Conseil : Au lieu d’utiliser de puissants produits chimiques pour se débarrasser de l’acné, essayez plutôt l’huile essentielle d’arbre à thé. Non seulement cette huile essentielle est moins irritante, mais une étude menée par le King’s College de Londres a également démontré que l’huile d’arbre à thé (tea tree) se révélait efficace dans le traitement antimicrobien de l’acné.

Ces herbes antibactériennes et anti-inflammatoires peuvent aussi être utilisées dans le traitement des imperfections de la peau. L’application d’un tout petit peu d’huile essentielle de lavande, de géranium ou de camomille peut réduire la grosseur d’un bouton et la rougeur et aider à sa guérison.

Frictionner la zone affectée avec une gousse d’ail crue peut aussi empêcher une imperfection de se développer en une bonne poussée d’acné.

Les herbes astringentes telles que la bergamote, le genièvre, la citronnelle, la rose et le bois de senteur peuvent aussi aider à contrôler la production de graisse au niveau de la peau. Pour les cas plus graves, les propriétés antibiotiques de l’Hydraste du Canada (Hydrastis canadensis) et de l’échinacée (Echinacea) peuvent se révéler efficaces lorsqu’ils sont appliqués régulièrement.

Taches de rousseu taches brunes

L’utilisation de crèmes de jour ou des crèmes blanchissantes est une façon populaire pour tenter d’améliorer les imperfections causées par le soleil. Avant 1973, la plupart des crèmes de jours contenaient du mercure avec de l’ammoniaque, une substance toxique qui a depuis été interdite. Aujourd’hui, les fabricants ont remplacé ce composé mortel à base de mercure par l’hydroquinone. L’hydroquinone est fabriquée à partir du phénol cristallin et est toxique. Suspecté d’être carcinogène, l’hydroquinone peut également causer des réactions allergiques. (8)

Conseil : Pour diminuer les tâches de rousseur et les tâches brunes sans danger, appliquez du jus de citron non dilué. Non seulement le citron possède des propriétés blanchissantes, mais il a aussi l’action d’un exfoliant doux. Si vous avez une peau sensible et terne, diluez le jus de citron dans une quantité égale d’eau avant application.

Vaisseaux capillaires abîmés

Le calendula, le ginkgo biloba, la lavande, la rose et le néroli peuvent renforcer les vaisseaux capillaires tout en apaisant une peau irritée et en réduisant l’inflammation. Une infusion de camomille utilisée quotidiennement en compresse peut également réduire les veines gonflées.

Forums internet de conseils beauté et recettes pour faire soi-même des cosmétiques au naturel

http://lespetitesmagies.forumactif.com/
http://vivre-au-naturel.forumactif.com/
http://source-originelle.forumactif.com/

Bibliographie

  "La beauté au naturel : Fruits, légumes, plantes et huiles végétales au service de notre peau" par Muriel Fandjo (Recto Verseau, 1999)

  "La vérité sur les cosmétiques " par Rita Stiens, (Les Presses du Management, 2001)

  "Votre beauté au naturel : Comment préparer vous-même tous vos produits de beauté" par Chantal Clergeaud (Dangles, 2002)

  À télécharger (format pdf) : Le guide
Cosmetox de Greenpeace.

Source

Drop-Dead Gorgeous - Protecting yourself from the hidden Dangers of Cosmetics, Kim Erickson (Comtemporary Books, 2002)

References

(1) : R. Winter, A consumer’s Dictionary of Cosmetic Ingredients.

(2) : C. Wu, “Melanoma Madness”, Science News 153.

(3) : “Sunscreen Absorption”, Skin and Allergy News 28.

(4) :C. Garland and F. garland, Effects of Sunscreens on UV Radiation-Induced Enhancement of Melanoma growth in Mice”.

(5) : “Sunscreens May Not protect Against melanoma Skin cancer”, 17 february 1998.

(6) : G. Ainsleigh, “beneficial Effects of Sun Exposure on cancer Mortality” Preventive Medicine (1993).

(7) :A. Raman et al., Letters in Applied Micribiology 21 (1995).

(8) : Winter.

Source de l'article : http://www.veganimal.info/article.php3?id_article=379

13 avril 2007

Les parabens - polémique entre fausses et vraies rumeurs

Concernant ce prooduit l’AFSSAPS (agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) à publié en Avril 2004 un document :

Parabens - veille scientifique
Les esters de l'acide para-hydroxybenzoïque (esters de méthyle, éthyle, propyle, butyle ou benzyle) ou parabens, sont utilisés comme conservateurs dans des aliments, des produits cosmétiques et dans 1096 spécialités pharmaceutiques.

Les parabens présentent une très faible toxicité générale et sont bien tolérés (des allergies peuvent tout de même survenir : urticaire, dermatite).

Plusieurs études réalisées in vitro et in vivo ont montré que les parabens exerçaient une activité œstrogénique faible Une étude récente suggère l'accumulation des parabens dans le tissu mammaire cancéreux.

L'auteur (Philippa Darbre) émet l'hypothèse d'une relation entre la présence de parabens ,dans le tissu mammaire, leur activité œstrogénique et l'induction de cancer du sein.

L'accumulation potentielle des parabens dans le tissu mammaire, liée à l'utilisation de produits contenant des parabens, et l'implication éventuelle des parabens dans la survenue du cancer du sein ne doivent pas être négligées.

La polémique autour des parabens

Les parabens sont des conservateurs controversés.
Pourtant, au départ, ils sont apparus pour remplacer d'autres conservateurs, les formaldhéïdes, jugés dangereux, et dont l'usage est aujourd'hui limité aux vernis à ongles.
Il faut noter que tous les composés qui sont officiellement reconnus comme cancérigènes (par la directive 67/548/CEE) sont exclus de la composition des produits cosmétiques, et ce depuis la directive 2003/15/CE.
En ce qui concerne les parabens, il n'a pas été prouvé qu'ils soient cancérigènes pour l'Homme. Ce que l'on sait, c'est qu'ils sont concérigènes - à haute dose - pour le rat, ce qui ne prouve pas grand chose, car d'une part le métabolisme du rat diffère de celui de l'Homme, et d'autre part les doses autorisées dans les cosmétiques sont censées être inoffensives pour l'Homme.
Ces limites s'élevent à 0,4% pour chacun des parabens, le total de tous les parabens d'un même produit ne pouvant dépassé 0,8% (calculé en masse d'ester).
La polémique vient du fait que, lors d'une étude anglaise du Dr Philippa Darbre faite sur vingt échantillons de tumeurs cancéreuses du sein, il a été trouvé des traces de parabens dans 18 d'entre eux.
Cependant aucun lien clair n'a été fait entre les parabens et le cancer, et encore moins entre l'utilisation de produits cosmétiques contenant des parabens et le cancer. Il aurait fallu pour cela vérifier si les cellules saines contenaient ou pas des traces de parabens, comprendre la provenance de ces parabens (ils pourraient par exemples avoir été ingérés lors du traitement anti-cancer) pour pouvoir aboutir à une conclusion. Notons enfin que cette étude portait sur très peu d'échantillons.
Ceci étant dit, le fait que les parabens soit métabolisés (c'est-à-dire le fait qu'on puisse les retrouver dans l'organisme) peut être considéré comme inquiétant en soi, et chacun est évidemment libre de prendre les précautions qu’il juge nécessaires, et d'éviter les produits contenant certains ingrédients qu'il considère comme douteux.


C'est pourquoi l'Afssaps poursuit une veille scientifique et technique dans le cadre de ses missions de sécurité sanitaire et met en place un groupe de travail sur ce sujet.

Traduction française d'un article paru dans The Guardian - 11 janvier 2004

AVERTISSEMENT A PROPOS D'UN LIEN ENTRE LES DEODRANTS ET LE CANCER DU SEIN

Une étude contreversée suggérant un lien éventuel entre un composé chimique commun rencontré dans les cosmétiques et les cancers du sein vient d'être publiée cette semaine. Les chercheurs ont observé 20 tumeurs cancéreuses du sein et ont trouvé des composés chimiques de synthèse de la famille des parabenes parmi 18 d'entre elles dont 4 à de hautes concentrations.

C'est la première fois que des parabenes sont détectés dans les tumeurs suggérant que les produits chimiques issus de l'industrie se sont accumulés dans le tissu mammaire aprés avoir été absorbé par l'épiderme.

Mais l'étude souléve plus de questions qu'elle n'apporte de réponses et les instituts de recherche contre le cancer ont hier invité à la prudence quant aux résultats, soulignant qu'ils n'avaient pas mis en évidence un lien entre les cosmétiques et le développement du cancer.

L'étude, publiée dans le Journal de Toxicologie appliquée, n'a pas non plus montré que les substances sont présentes dans des poitrines saines ni quels roles elles peuvent jouer dans le développement d'une tumeur.

Les Parabens sont des ingrédients de synthèse utilisés comme conservateurs de cosmétiques tels que les crèmes, masques et d'aliments sous forme de methyl et propyl. On les emploie aussi pour l'industrie dans les huiles, matières grasses, cirages et colles.

La responsable de cette étude, le Dr Philippa Darbre, chercheur cancérologue à l'université de Reading,a dit: 'Retrouver ces substances dans des tumeurs cancéreuses humaines compte beaucoup, car d'autres travaux ont montré qu'elles pouvaient copier la façon dont les oestrogénes contribuaient à développer un cancer.

'C'est la première étape; nous avons besoin de voir si ces substances sont identifiables dans un tissu sain et si oui, sous quelles concentrations. Mais nous avons détecté ces molécules intactes et je ne pense pas qu'il fasse l'ignorer.

'Pendant des années, les gens ont dit qu'elles ne pouvaient en aucune façon pénétrer dans l'organisme à cause de notre physiologie, mais je pense que cela a à voir avec une surcharge physique de substances chimiques et que quelques unes sont absorbées par la peau. Pendant des siécles, les femmes se sont débrouillées sans ces substances et il faut se demander si nous en avons vraiment besoin aujourd'hui.'

Malgré tout, quelques une de ses autres études n'ont pas été reconnues par les scientifiques qui pensent qu'il n'y a aucune évidence claire que les substances chimiques soient liées au cancer du sein.

Ils mettent plutôt en cause le développement de l'obésité et les grossesses de plus en plus tard chez la femme comme raison principale de l'augmentation des cancers du sein, de 20 000 cas à la fin des années 70 à presque 40 000 cas par an aujourd'hui..

Darbre a fait d'autres études qui selon elle montrent un lien entre les déodorants et le cancer. Auparavant, elle avait étudié l'aluminium et le zirconium contenus dans des formules qui auraient un effet sur le développement controlé des cancers de l'ADN.

Depuis des années, il y a des questions à propos des déodorants et anti-transpirations pouvant causer des cancers, bien que les rumeurs semblent plus issues d'un mythe urbain que d'une réalité quelconque.

Les chercheurs ont expliqué qu'il serait physiologiquement trés difficile pour ces substances de pénétrer dans le sein, car les glandes mammaires évacuent habituellement toutes les toxines.

Le Dr Philip Harvey, éditeur européen du Journal de toxicologie appliqué, affirme que les résultats doivent être considérés avec prudence. Il ajoute que la découverte est importante car elle montre que 'ces substances oestrogéniques sont détectables dans le sein et sont donc bien absorbées'.

Karol Sikora, professeur d'oncologie au Collége impériale de Londres, dit: 'Nous sommes tous exposés à toute sorte de substances chimiques, mais cela ne veut pas dire qu'elles soient toutes cancérigenes. La question est: Ces substances ont-elles un impact sur les hormones ? et aussi à quel taux retrouverions ces substances dans un tissu mammaire sain ?'

Le Dr Richard Sullivan, directeur des Programmes cliniques à Cancer Research UK, est d'accord: 'Il faut noter que l'échantillonage est trés petit. On ne trouve aucune relation de cause à effet entre les cosmétiques d'aisselle contenant des parabenes et le cancer du sein.'

http://observer.guardian.co.uk/uk_news/story/0,6903,1120435,00.html

Un autre article intéressant, source www.copaiba.be

PARABENS, le récit d'une saga, entre fausses nouvelles et vraies rumeurs...

en résumé :
Les parabens sont des molécules bien présentes dans la nature, et employées comme conservateurs anti-microbiens dans l'alimentation, les cosmétiques et les médicaments. En 2004, une étude anglaise a suggéré un lien possible entre l'utilisation de cosmétiques contenant des parabens et le développement de cancers du sein. Fort controversée par la communauté scientifique, cette étude n'en a pas moins connu un large écho auprès des consommateurs inquiets, et a très opportunément mené à une réévaluation en profondeur de la toxicité des parabens. Fin 2005, arrivèrent les conclusions des commissions chargées de ces évaluations : elles recommandent la poursuite de l'utilisation des parabens étudiés (methyl, propyl, ethyl, butyl), qui présentent d'excellentes garanties d'innocuité associée à une très bonne efficacité anti-microbienne, et sont difficilement remplaçables. Suite de l'article :  http://www.copaiba.be/parabens-suite.html

Liste (non exhaustive) des parabens que l'on peut retrouver sur les étiquettes : Signalons en particulier le Benzylparaben, le Calcium Paraben, l'Hexamidine Paraben, l'Isodecylparaben, Phenoxyethylparaben, Méthylparaben, Ethylparaben, Propylparaben, Isopropylparaben, Butylparaben et Isobutylparaben. Il en existe d'autres (acides, esters , sels de sodium mais aussi de potassium). 

Sources : http://membres.lycos.fr/leflacon/parabens.php + http://www.penntybio.com/cosm/prisque.htm + http://www.aromanature.com/paraben.htm + www.copaiba.be

13 octobre 2008

Mythes et réalités sur la VIVISECTION

sources : www.geocities.com - par Marjolaine Jolicoeur, coordinatrice AHIMSA

A.H.I.M.S.A. - Association Humanitaire d'Information et de Mobilisation pour la Survie des Animaux AHIMSA est un organisme à but non lucratif qui existe depuis 1987. Il vise à défendre, promouvoir et favoriser les intérêts, les besoins et les droits des animaux. http://www.ass-ahimsa.net/

ON N'UTILISE QUE DES RONGEURS POUR L'EXPÉRIMENTATION ANIMALE

 

Au Canada, on estime que 2 millions d’animaux font l’objet d’expériences, 7 millions en France, 17 millions aux Etats-Unis, 800 millions à travers le monde. Dans les laboratoires canadiens, 90 % des animaux utilisés sont des rats, des souris, des poissons ou de la volaille ; 18 espèces animales différentes servent pour la recherche (85,5%), pour des tests de produits (9,5%) et dans l’enseignement (5%). Nombre d’animaux deviennent des victimes de la science : chats, chiens, primates, grenouilles, insectes, oiseaux, lapins, des veaux et leur mère, des cochons, des hamsters, etc.

LES SOURCES D'APPROVISIONNEMENT EN ANIMAUX DE LABORATOIRE SONT CONNUES

 

Certaines le sont, d’autres font partie d’un commerce illicite. Les animaux proviennent de zoos, de chenils spécialisés ou de colonies d’élevage où ils se reproduisent selon des spécifications précises. Charles Rivers de St-Constant, par exemple, produit chaque année un million et demi de rongeurs exempts de tout «contact viral ». D’autres compagnies fournissent des lapins exempts de certaines maladies, des rats obèses, des cobayes sans système immunitaire, des primates hémophiles, etc.

De nombreux primates sont capturés dans la nature en Malaisie, en Indonésie, aux Philippines, en Chine, en Amérique du Sud et en Afrique. Dans certains cas, un ou deux singes sur dix capturés survivent au voyage vers les laboratoires. À cause de ce commerce, plusieurs espèces sont en voie de disparition. Entre 1954 et 1960, plus de 1,500,000 primates de toute espèce ont payé de leur liberté et de leur vie leur contribution au contrôle des vaccins contre la poliomyélite. Les États-Unis sont les plus grands importateurs mondiaux de primates : 13 à 17,000 par année.

Présentement, il y a plus de chimpanzés dans les laboratoires qu’il n’y en a en liberté. Des chiens et des chats sont aussi kidnappés et volés. Selon le Dr James B. Wyngaardeen de l’American National Institute of Health, plus de 200,000 animaux domestiques sont ramassés dans les rues des États-Unis afin d’alimenter le lucratif marché de la vivisection. On retrouve le même phénomène au Canada.

LA VIVISECTION SERT À L'AVANCEMENT DE L'HUMANITÉ

On teste sur les animaux de laboratoire des produits domestiques (savons, crèmes, parfums, shampooings, etc.), des produits chimiques destinés à la consommation (encres, peintures, détergents, lubrifiants, etc.), des pesticides, des armes (nucléaires et autres). Certains animaux subissent plusieurs expérimentations durant des jours, des mois ou même des années. Privations d’oxygène, de sommeil. Créations d’anxiété, d’agressivité, de folie, hypertension par compressions ou blessures d’artères. Transplantations, greffes de têtes ou d’organes, décharges électriques, tumeurs provoquées par des coups, cancers produits par des substances chimiques, absorptions forcées de drogues ou d’alcool, noyades forcées, prélèvement de sang dans le cœur ou les oreilles… Des singes sont projetés contre les murs, des chiens, des singes des lapins ligotés que l’on fait fumer de force, des souris maintenues devant des cigarettes qui se consument, des chevaux recevant des injections de nicotine.

D'AUTRES EXPÉRIENCES QUI RELÈVENT DE LA CRUAUTÉ:

 

     

  • Des chercheurs américains ont séparé dès la naissance des chatons de leur mère. À la fin de l’expérience, les vivisecteurs ont conclu que les chatons séparés miaulaient plus que les chatons non séparés, et, que dans les miaulements des chiots séparés, on détectait une détresse émotionnelle.

     

  • À l’Université de Californie, 1,000 chiens ont été nourris d’aliments contenant des doses de radiations 200,000 fois plus fortes que celles que pourraient supporter des humains se trouvant dans une zone de retombées radioactives. Les terribles brûlures internes comme externes furent utilisées pour étalonner les effets radioactifs des futurs engins nucléaires.

     

  • Un chercheur américain donna à des rats plus de 15,000 chocs électriques pendant 7 heures. Plus tard, le vivisecteur chauffa le plancher de la cage jusqu’à ce que les rats prisonniers sautent et se lèchent les pattes, à mesure que l’environnement devenait de plus en plus chaud.

     

  • Pour les tests de toxicité (comme le DL-50/dose létale 50%), on gave un groupe d’animaux - entre 20 et 200 - d’une substance (cire à planchers, nettoyant pour le four, etc.) jusqu’à ce que la moitié des sujets succombent, peu importe la quantité de substance qu’ils auront absorbée. Les symptômes éprouvés par l’animal pendant les quatorze jours que dure ce traitement vont de l’étouffement, des vomissements et des saignements des yeux, du nez et de la bouche, aux troubles respiratoires, aux convulsions, au déchirement d’organes et à la paralysie. Les survivants sont alors tués pour fins d’examens ou utilisés pour d’autres expériences.

     

Nous pourrions décrire des milliers d’expériences passées et présentes qui démontrent que la vivisection loin de faire avancer l’humanité la fait plutôt reculer.

LES HUMAINS SONT SUPÉRIEURS AUX ANIMAUX ET CONSÉQUEMMENT DÉTIENNENT LE DROIT DE SE SERVIR D'EUX À LEUR GRÉ

 

Ce genre de raisonnement a permis l’établissement de l’esclavage. Notre soi-disant supériorité (intellectuelle ou physique) ne nous autorise pas à torturer les plus faibles qu’il s’agisse d’animaux, de bébés, de retardés mentaux ou même de démunis financièrement. Cette attitude arrogante de domination remet en cause toutes nos relations avec les animaux et la reconnaissance de leurs droits les plus fondamentaux. Comme le remarquait à juste titre le philosophe Jeremy Benthan (1748-1832) : « Il ne s’agit pas de se demander si les animaux peuvent raisonner ou s’ils peuvent parler, mais bien, peuvent-ils souffrir ? ».

LES MILLIONS D'ANIMAUX EUTHANASIÉS DANS LES REFUGES POURRAIENT SERVIR À L'EXPÉRIMENTATION ANIMALE

 

Il y a une différence considérable entre endormir un animal sans douleur et lui faire subir des expériences douloureuses, dégradantes et humiliantes.

L'ANIMAL EST UN MODÈLE IDÉAL POUR DES MALADIES HUMAINES

 

Croire qu’un rat est un humain en miniature relève de l’aberration mentale et de la fraude scientifique. L’humain et l’animal présentent de grandes différences anatomiques et psychologiques. Ils ne réagissent pas de la même façon face à certains produits.

Une aspirine peut tuer un chat et provoquer des malformations sur la souris à la naissance. La pénicilline tue les cochons d’Inde. L’arsenic n’a pas d’effet nocif pour les singes et les poulets. La morphine calme les humains mais excite les chats et les chevaux. L’insuline produit des difformités chez les poulets, les lapins et les souris.

Plusieurs maladies qui tuent l’humain n’affectent pas les animaux (ex. : le Sida). Les cancers humains sont fort différents des cancers animaux : les tumeurs cancéreuses chez l’animal ne prennent pas vingt ans à se développer. La tuberculose chez l’humain est d’un type autre que la maladie produite artificiellement chez l’animal.

Les animaux ne métabolisent pas les produits de la même façon que les humains. Les humains sont 60 fois plus sensibles à la thalidomide (un tranquillisant prescrit aux femmes enceintes) que les souris, 100 fois plus sensibles que le rat, 200 fois plus sensibles que les chiens et 700 fois plus sensibles que le hamster.

Quand cela fait leur affaire, les vivisecteurs reconnaissent que les expériences sur les animaux ne peuvent jamais être complètement extrapolées aux humains. Lorsque poursuivis en justice pour des médicaments nocifs (ex : la thalidomide) ou pour des produits toxiques, les vivisecteurs évoquent pour leur défense cette différence fondamentale. Pourquoi continuer l’expérimentation animale si, au départ, les bases sont faussées ? Pour le professeur et médecin Pietro Croce : « La réponse que nous obtenons des expérimentations animales n’est jamais fiable, malgré d’occasionnelles coïncidences. Voilà pourquoi la vivisection doit être abolie ».

L'EXPÉRIMENTATION ANIMALE PROTÈGE LES HUMAINS CONTRE LES EFFETS SECONDAIRES NOCIFS DES MÉDICAMENTS

 

Au contraire, ils sont nombreux les médicaments qui, même s’ils furent testés sur des animaux, s’avèrent tout de même toxiques, cancérigènes et mutagènes chez les humains.

Dans les années 60, l’inhalateur Isoproterenol tua 3,500 asthmatiques à travers le monde. Ce produit cause des lésions au cœur chez les rats mais non chez les chiens ou les cochons, et les chats peuvent supporter des doses 175 fois plus élevées qu’un asthmatique avant de succomber.

Le Phenformin prescrit aux diabétiques tua 16,000 personnes avant que la compagnie Ciba-Geigy le retire du marché.

Oraflex, sensé guérir les rats d’une forme d’arthrite, lorsque prescrit à des humains, causa 3,500 effets secondaires graves ainsi que la mort de 61 personnes.

Le Phanagetine, analgésique entrant dans la composition de 200 spécialités (ex : la Veganine) destinées à combattre la grippe, la fièvre et les douleurs, provoque le blocage et la destruction des reins ainsi que des tumeurs rénales.

La Reserpine, utilisée contre l’hypertension artérielle, multiplie par trois les risques du cancer du sein et est un facteur important de risque dans les cancers du cerveau, du pancréas, du col de l’utérus et des ovaires.

Deux anti-bactériens, le Trimethoprim mis au point par Welcome et le Sulfamethoxazole de Hoffman LaRoche, ont causé la mort de centaines de personnes en Grande-Bretagne depuis les 20 dernières années. Ces médicaments qui servent à combattre de nombreuses maladies, en particulier les infections urinaires et la bronchite, contiennent un composé de sulfure responsable d’effets secondaires graves comme des «réactions sanguines mortelles ». La Commission anglaise sur la sécurité des médicaments a recensé 113 morts reliées à cet ingrédient mais ses études montrent que les cas non signalés pourraient être 10 fois supérieurs rien qu’en Grande-Bretagne, ce qui ne représente qu’un dixième du marché du médicament.

Le Fenclozic, médicament contre l’arthrite, fut jugé inoffensif sur des souris, des rats, des chiens et des singes mais cause des dommages au foie de l’humain.

L’Uréthane, utilisé jadis contre la leucémie (cancer du sang) s’est avéré capable de provoquer le cancer du foie, des poumons et de la moelle.P> L’Isoniazide et l’Iproniazide, antibiotiques utilisés contre la tuberculose, provoquent la nécrose du foie.

Le Phénindione (anticoagulant censé empêcher la formation de caillots dans le sang) provoque des atteintes rénales et hépatiques, l’agranulocytose (maladie souvent mortelle du sang) et des pancréatites aiguës.

Lancé sur le marché mondial dans les années 40, l’œstrogène synthétique Stilboestrol était censé prévenir les fausses couches ou le cancer de la prostate. Le Stilboestrol s’est non seulement montré impuissant à guérir quoi que ce soit, mais il s’est montré susceptible de causer le cancer par voie génétique, en traversant la barrière placentaire et en endommageant le fœtus. Des jeunes filles dont la mère avait absorbé du Stilboestrol pendant leur grossesse ont développé un cancer vaginal.

L'INDUSTRIE PHARMACEUTIQUE A À COEUR LA SANTÉ DES HUMAINS

Nous pourrions plutôt dire que l’industrie pharmaceutique a à cœur la maladie des humains. Ce qu’elle désire avant tout, c’est faire des profits. Les ventes annuelles des compagnies pharmaceutiques canadiennes s’élèvent à plus de 4 milliards de dollars. En Amérique du Nord, les multinationales pharmaceutiques dépensent chaque année, 3,5 milliards de dollars en promotion et en publicité. Elles sont l’exemple parfait du pouvoir de l’argent. De plus, elles exercent un puissant lobbying auprès des gouvernements, des universités, des chercheurs, des médecins et des revues médicales.

Des 177 nouveaux médicaments introduits sur le marché canadien entre 1988 et 1990, seulement huit, soit 4,5% du total, pouvaient se ranger dans la catégorie très vague d’une «amélioration à la cure thérapeutique du patient ». Le reste des médicaments se rangeait dans le fourre-tout des variations sur un même thème à des fins de marketing et de positionnement de marché.

Même si les compagnies pharmaceutiques clament que l’expérimentation animale est primordiale pour protéger les humains, des médicaments testés sur les animaux et déclarés potentiellement dangereux sont tout de même commercialisés. L’AZT, un antiviral prescrit aux sidéens et fabriqué par Welcome, lorsque testé sur les rats est mutagène et cancérigène.

Le médicament Tomoxifen de la compagnie ICI est prescrit pour prévenir la récurrence du cancer du sein chez les femmes traitées pour cette maladie. En laboratoire, lorsqu’administré aux rongeurs, il donne le cancer des gonades chez la souris et le cancer du foie aux rats.

Omeprazole, un médicament prescrit pour les ulcères, s’avère cancérigène pour les rats.

Tretinoin, utilisé pour le traitement de l’acné, augmente chez la souris les tumeurs de la peau.

TOUT PROGRÈS DE LA MÉDECINE, QU'IL S'AGISSE D'UN MÉDICAMENT, D'UNE MÉTHODE D'OPÉRATION OU D'UNE NOUVELLE THÉRAPIE, DOIT ÊTRE EXPÉRIMENTÉ SUR UN ÊTRE VIVANT; À DÉFAUT D'UN ANIMAL, IL FAUDRAIT DONC AVOIR RECOURS À UN ÊTRE HUMAIN: LE CHOIX SE SITUE ENTRE UN CHIEN OU UN ENFANT !

 

Tous les médicaments finissent par être testés sur des humains malgré l’expérimentation animale. De plus, les vivisecteurs ne se sont jamais empêchés de faire des expériences sur l’humain. Puisque la vivisection amène une déshumanisation et une désensibilisation de la conscience face à la souffrance, l’expérimentation chez l’humain est la conséquence logique et tragique de l’expérimentation animale. Il n’est guère surprenant de constater que, dans les pays totalitaires, les bourreaux s’entraînent d’abord sur des animaux avant de torturer des humains.

Nombre d’humains, nouveau-nés, retardés mentaux, orphelins ou vieillards, prisonniers, des êtres aussi impuissants et sans défense que les animaux de laboratoire, furent d’involontaires cobayes d’une science sans conscience.

     

  • À la fin des années 50, le Toronto Hospital for Sick Children fit de nombreuses expériences sur la «la pression que le sang exerce sur les parois de l’artère pulmonaire au cours des cinq premiers mois de la vie », en introduisant un cathéter dans la veine de la cuisse jusqu’à l’artère pulmonaire. Les sujets de cette étude, des bébés retardés mentaux, subirent ces expériences sans administration de sédatifs.

     

  • Quelques années plus tard, à Boston, des médecins procédèrent à des cathétérismes cardiaques sur 38 nouveau-nés. Les opérations se déroulèrent sans anesthésie sur des bébés n’ayant aucune anomalie cardiaque.

     

  • Aux États-Unis, 21 malades mentaux, débiles ou atteints d’une psychose, reçurent par ponction lombaire une injection de tuberculine (produit dérivé du bacille de la tuberculose utilisé pour les cuti-réactions). Quelques heures après l’injection, la température des sujets augmenta, ils commencèrent à vomir et certains furent atteints de méningite.

     

  • En 1958, 40 déficients mentaux âgés de 5 à 10 ans, de New York, ont été utilisés comme matériel expérimental pour être infectés par le virus de l’hépatite.

     

  • En 1975, 425 patients syphilitiques, pauvres, analphabètes et de race noire, recrutés dans des cliniques publiques de l’Alabama, furent privés d’un remède connu pour son efficacité, afin «d’étudier les effets de la syphilis sur l’organisme humaine ».

     

  • De plus en plus d’expériences se déroulent sur des fœtus vivants, résultant d’avortements. On rapporte des cas où des cœurs d’enfants arrachés vivants, à l’état embryonnaire du corps de leur mère et vendus aux chercheurs, ont été implantés dans des chiens.

     

  • Des tissus fœtaux humains (du foie, du thymus, etc.) sont transplantés dans des souris pour des recherches sur la leucémie, l’hépatite ou le Sida.

     

LA VIVISECTION EST LIÉE AU PROGRÈS DE LA MÉDECINE

 

Dans bien des cas, c’est plutôt l’inverse qui est vrai. On peut se demander si la médecine avance réellement quand de plus en plus de personnes meurent de cancers, de maladies de dégénérescence, le système immunitaire atteint de toutes parts (par les virus, les toxines, les pesticides, les médicaments, les antibiotiques ou les vaccins). L’espérance de la vie a augmenté, mais pas sa qualité. Les gens ne sont pas guéris mais maintenus artificiellement en vie.

 

Stéthoscope, thermomètre, électrocardiographie, mesure de la pression sanguine, percussion, rayons X, techniques de réanimation et plusieurs autres moyens de diagnostics ou traitements, considérés parmi les plus importants par la médecine, ne sont pas attribuables à l’utilisation d’animaux.

En 1785, William Withering, médecin et botaniste anglais, testa avec succès sur ses patients atteints de cardiopathies une infusion de feuilles séchées de digitale. Des chercheurs scientifiques découvrirent pour leur part que la digitale élevait dangereusement la pression sanguine des chiens. Il fallut attendre près de 150 ans avant que la digitale ne soit reconnue comme bénéfique pour les humains.

L’aspirine, extrait de l’écorce de saule, existe depuis 100 ans. De par le monde, on en consomme chaque année près de 100 milliards et une cinquantaine de médicaments, vendus sans ordonnance, sont faits à base d’aspirine. Ce médicament, reconnu comme efficace et populaire auprès du public, n’aurait pu être commercialisé si on avait pris en considération que l’aspirine est toxique pour les rats, les souris, les chiens, les chats et les singes.

L’iode et la pénicilline sont d’autres exemples de médicaments découverts sans expérimentation animale. Les principaux progrès de la médecine dans certains domaines relèvent de l’observation clinique des patients, de mesures d’hygiène, de découvertes fortuites et de l’épidémiologie.

La médecine n’a pas besoin de la vivisection pour vraiment progresser. Les États-Unis, le plus grand consommateur mondial d’animaux de laboratoire, ne constitue pas la nation la plus en santé. L’espérance de vie des Américains ne détient que la 17ième place au palmarès de la planète.

C'EST GRÂCE À L'EXPÉRIMENTATION ANIMALE QUE L'INSULINE FUT DÉCOUVERTE ET QUE LE DIABÈTE PEUT ÊTRE GUÉRI

 

On a sacrifié une quantité démesurée de chiens depuis le siècle dernier pour tenter de comprendre le diabète, la troisième cause de décès en Amérique du Nord, derrière les maladies cardio-vasculaires et le cancer. De fait, le Nord-Américain a une chance sur cinq de développer un diabète au cours de son existence et environ dix millions d’Américains seraient atteints de la maladie. On estime à cinq milliards par année les coûts reliés à cette maladie aux États-Unis. Depuis la découverte de l’insuline, les morts par diabète n’ont pas diminué mais augmenté. L’incidence de cette maladie double tous les dix ans.

On croit à tort que ce sont les Canadiens Best et Banting qui, en 1921, ont démontré le rôle de l’insuline dans cette maladie. En 1788, le médecin Thomas Cawley avait déjà fait le rapport entre le diabète et la dégénérescence du pancréas - sans expérimentation animale - en examinant le corps d’un de ses patients, mort de cette maladie. Déjà en 1766, un autre médecin Matthew Dobson détectait un taux élevé de sucre dans l’urine d’un de ses patients.

Il y a 50 ans, le Dr. J.E.R. McDonagh, chirurgien anglais, émettait des doutes quant à l’utilité de l’insuline :  « Le diabète est un symptôme, non une maladie, et l’insuline ne fait que pallier ce symptôme. Le médicament ne donne pas d’éclaircissement sur la cause, il n’agit pas de la manière décrite et, si la cause avait été trouvée et supprimée comme elle peut l’être, il n’y aurait pas eu de raison de l’utiliser ».

Pour étudier le diabète, l’un des animaux favoris des vivisecteurs est le chien, même si cet animal a des habitudes alimentaires et des réactions organiques radicalement dissemblables à celles des humains. Si l’expérimentation animale avait été abolie dans le passé, peut-être aurions-nous compris un peu plus les mécanismes véritables du diabète au lieu de nous fier sur des expériences absurdes sur des chiens ou des rongeurs.

Heureusement, de plus en plus de chercheurs croient que le diabète est relié à l’alimentation ou à des facteurs environnementaux.

Dans la revue Lancet, le Dr Inder Sigh rapporte une étude au cours de laquelle 80 diabétiques ont été soumis à un régime à faible teneur en matières grasses - 20 à 30 g par jour - et absolument sans sucre, En six semaines, plus de 60% d’entre eux pouvaient se passer d’insuline. Dans les semaines qui ont suivi, ce chiffre est passé à 70%. Les insulino-dépendants qui restaient n’avaient encore besoin que d’une infime fraction de leur dose habituelle. Une autre étude, rapportée par l’American Journal of Clinical, démontre que 45% des 20 diabétiques observés - tous insulino-dépendants - ont pu interrompre leurs injections d’insuline après seulement 16 jours d’un régime riche en fibres et pauvre en lipides.

Les cas de diabète sont rares, sinon inexistants, dans les pays où on consomme surtout des céréales, des légumes et des fruits. Dans les cas de diabète juvénile, certains avancent l’hypothèse que les vaccins pourraient déclencher le processus de la maladie.

C'EST GRÂCE À L'EXPÉRIMENTATION ANIMALE QUE LE CANCER PEUT ÊTRE GUÉRI

 

Depuis 1970 au Canada, l’incidence du cancer grimpe de 1% par année. Une personne sur trois est atteinte. Dans un rapport récent, un groupe de travail national «cancer 2000 » prédit pour les 10 prochaines années une augmentation de 50% du nombre de personnes souffrant de cancer : « Nous approchons du point de crise. Malgré l’investissement des dernières décennies, tant en effort qu’en argent, nous ne sommes pas parvenus à réduire l’incidence globale du cancer et le taux de mortalité ».

Le cancer est une maladie reliée à la fois aux émotions, au système immunitaire, aux habitudes de vie et alimentaires, à des facteurs environnementaux. Une tumeur n’est pas une maladie mais un symptôme. La médecine officielle continue à confondre maladie et symptômes et à ne traiter que ces derniers.

Le rat, le chat, le chien ou le singe ne sont pas des modèles plausibles pour trouver des solutions à cette explosion des cas de cancer. Une tumeur provoquée délibérément chez un animal n’est guère semblable à une tumeur humaine qui se développe pendant de longues années.

Comme le fait remarquer avec raison le Dr Robert Sharp : « L’utilisation d’animaux, qui ont tendance à développer des cancers différents de ceux des êtres humains, pourrait être la raison pour laquelle la recherche sur le cancer n’a eu aucun succès ».

C'EST GRÂCE À L'EXPÉRIMENTATION ANIMALE QUE LE SIDA POURRA ÊTRE GUÉRI

Afin d’amasser des dons et de l’argent, les laboratoires se servent des mêmes arguments pour le Sida que ceux utilisés pour le cancer. Des animaux de toutes sortes mais principalement des singes, des chimpanzés sont délibérément infectés par le virus du Sida malgré le fait que les vivisecteurs ne peuvent transmettre un Sida humain à un animal. Là encore, les animaux réagissent différemment à un virus humain.

À force de jouer aux apprentis sorciers avec des virus toxiques, les vivisecteurs ont peut-être contribué à répandre une maladie comme le Sida….

SANS LA VIVISECTION, DES DÉCOUVERTES CHIRURGICALES ( COMME LES TRANSPLANTATIONS ) N'AURAIENT PU ÊTRE POSSIBLES

 

« Je n’ai jamais connu un seul bon chirurgien qui ait appris quoi que ce soit par les animaux ». (Abel Desjardins, chirurgien en chef du Collège de la Chirurgie de la Faculté de Paris).

L’étude des traités d’anatomie, la dissection de cadavres humains, l’observation des patients, voilà la véritable école de chirurgie. L’anatomie d’un chien ne peut en aucun cas nous renseigner sur celle d’un humain.

Croire que les transplantations d’organes sont un progrès demeure une illusion. Il n’y aura jamais assez d’organes disponibles pour toutes les maladies. Seuls les bien nantis pourront avoir droit à cette technique coûteuse. Les plus pauvres alimenteront le marché en vendant leurs reins, leurs yeux, etc.

Même en sacrifiant des singes ou des cochons afin de transplanter leurs organes à des humains, l’incidence des maladies ne baissera pas, tant que l’humain ne se sentira pas «responsable». Responsable de sa santé par des changements  alimentaires, émotionnels ou environnementaux.

Notons que les patients ayant subi une transplantation risquent de 100 à 140 fois plus le risque de contracter le cancer, entre autres choses à cause des médicaments anti-rejets.

SANS L'EXPÉRIMENTATION ANIMALE, ON N'AURAIT PAS DÉCOUVERT LE VACCIN CONTRE LA POLIOMÉLITE

De plus en plus, des voix s’élèvent dans le milieu médical afin de dénoncer la nocivité des vaccins. Celui de la poliomyélite, jugé «miraculeux» dans les années 50, s’avère en fait dangereux. Fait à partir de reins de singes, le vaccin fut maintes fois contaminé par des virus animaux. Le vaccin augmente la vulnérabilité à la maladie et la plupart des cas de polio actuels sont dus au vaccin : « Contrairement aux croyances antérieurement établies à propos des vaccins du virus de la polio, l’évidence existe maintenant que le vaccin viral vivant ne peut être administré sans risque de produire la paralysie », affirme le Dr Jonas Salk. On ne trouve pas de preuve scientifique indiquant que le vaccin a fait disparaître la maladie. La polio a également disparue dans d’autres parties du monde où il n’a pas été utilisé.

LES VIVISECTEURS NE SONT PAS TOUS DES BARBARES OU DES SADIQUES, CE SONT DES « HOMMES DE SCIENCE » EN QUÊTE DE CONNAISSANCE

Il semble que pour beaucoup de vivisecteurs «la fin justifie les moyens » et que leurs chemins menant à la connaissance sont si tortueux et sacrés qu’ils impliquent la torture d’animaux et d’humains. Certains vivisecteurs pensent peut-être sincèrement que leurs expériences sont utiles pour l’humanité. Mais infliger des blessures, des coups, des brûlures ou des intoxications graves à un animal relève de la cruauté. Ne pas le voir indique que les vivisecteurs souffrent d’un genre d’aveuglement conditionné par les dogmes de la religion scientifique. La vivisection les déshumanise et les désensibilise face à la souffrance d’autrui. Que vaut une intelligence privée de sensibilité ?

Si un vivisecteur inflige à des chiens différentes brûlures ou greffes, il est justifié de le faire au nom de la science. S’il s’agit d’une personne «ordinaire», elle sera traduite (avec raison) en justice et taxée de cruauté. Sacrifiés sur l’autel de la science, des animaux de laboratoire furent exposés aux micro-ondes durant plusieurs jours, subissant de graves blessures. À la même époque - la fin des années 80 - un jeune citoyen de la région d’Ottawa fut condamné à la prison après avoir tué un chat en le cuisant au four à micro-ondes ; la Cour a jugé ce délit comme une sauvagerie immonde.

Le montréalais Hans Selye, dont une chaire universitaire porte son nom, a bénéficié de subventions considérables afin de soumettre des milliers d’animaux - lapins, chiens, chats, souris, rats - à des situations «stressantes» : brûlures, intoxications, noyades, expositions à la chaleur et au froid excessifs, ablations des glandes, écrasements de la queue et des testicules, pattes brisées, chair écrasée, etc.

Claude Bernard (1813-1878) cuisait des chiens vivants dans des fours spécialement aménagés à cet effet. Celui qu’on considère comme le «père de la vivisection » est reconnu par plusieurs scientifiques comme un génie. On pourrait plutôt lui appliquer cette définition du philosophe Johannes Udes : « le vivisecteur est un individu moralement sous-développé avec des tendances pathologiques ».

L’être humain, même s’il est un «homme de science », n’a pas un droit de propriété, ni un droit de disposition absolue sur les animaux et ceux-ci ne peuvent être considérés comme de simples objets. Les animaux, comme tout être vivant, ont des droits fondés sur leur capacité de souffrir : « Je suis radicalement contre la vivisection. À mes yeux, cette pratique est inacceptable, c’est de l’agression. Une souffrance est une souffrance et flamber un chien, c’est flamber un chien, quelles que soient les connaissances qu’on en retire ».
(Marcel Duquette)

LES ANITI-VIVISECTIONNISTES : TOUS DES SENTIMENTAUX, DES TERRORISTES, DES GRANOLES, DES EXTRÉMISTES, DES RADICAUX CONTRE L'AVANCEMENT DE LA SCIENCE

Ceux qui désirent l’abolition de la vivisection font partie d’un vaste mouvement regroupant des humanistes, des médecins, des scientifiques ou des philosophes. Depuis les siècles passés, nombreux furent ceux qui s’opposèrent à la vivisection : Léonard de Vinci, Voltaire, Victor Hugo, C.G. Jung, Albert Einstein, Georges Bernard Shaw, Gandhi, Annie Besant, Marguerite Yourcenar, pour n’en nommer que quelques-uns. La reine Victoria croyait que la vivisection est «une disgrâce pour l’humanité et le christianisme ». De nombreuses ligues anti-vivisectionnistes existent en Europe et en Amérique du Nord depuis plus de 100 ans.

De plus en plus de voix s’élèvent à travers le monde afin que cette pratique immorale et sans fondement scientifique cesse. Au Canada seulement, plus de 25 organismes militent pour l’abolition de la vivisection. À Genève, la Ligue Internationale Médecins pour l’Abolition de la Vivisection englobe plus de 150 membres de la communauté médicale de 14 pays et considère l’expérimentation animale comme « un crime contre la science, contre la vie humaine et animale ».

SI L'EXPÉRIMENTATION ANIMALE ÉTAIT ABOLIE, LES CONSÉQUENCES POUR LA SANTÉ HUMAINE SERAIENT DÉSASTREUSES

 

La santé humaine n’a rien à voir à la mise au point de porcelets transgéniques, de souris ayant des cellules humaines, de transplantations de cœur de babouin ou de clonages de singes.

Les humains doivent plutôt renforcer leur système immunitaire, se tourner vers la prévention, adopter une alimentation pauvre en protéines animales et riche en fruits et légumes. Ils doivent arrêter de produire des produits chimiques, reconnaître que tous ces produits toxiques responsables de la pollution de l’environnement ont été déclarés sûrs, sur la base des tests d’animaux : « Le fait de déclarer inoffensif un pesticide chimique, sur la seule base d’une expérimentation animale non concluante, est non seulement anti-scientifique, mais peut même s’avérer dangereux, en suscitant un sentiment de fausse sécurité chez l’utilisateur de ce produit toxique ».
(Albert Daveluy, chimiste)

Nous devons avoir recours à une médecine holistique pour une santé intégrale. L’humain n’est pas qu’un corps, l’effet placebo par exemple le prouve amplement. En fait, comme le fait remarquer Norman Cousins «le placebo est le médecin qui réside en nous ».

L’effet placebo, c’est-à-dire celui produit par une substance inerte et inoffensive substituée à un médicament pour obtenir un soulagement chez le patient, est bien réel en pharmacologie. Sur dix personnes souffrant de diarrhée, cinq seront guéries par un placebo. Un phénomène similaire pourra se vérifier dans des cas d’arthrite. Les 77,4 % d’un groupe de patients qui avaient reçu un placebo à la place d’antihistaminiques dirent avoir été pris de somnolence, effet caractéristique des antihistaminiques. Dans une autre étude, des médecins administrèrent des placebos à 133 patients souffrant de dépression qui n’avaient pas encore pris de médicament. La réaction du quart d’entre eux au placebo fut si positive qu’ils durent être exclus des essais subséquents de médicaments réels. Des placebos - des injections salines - furent administrés à des morphinomanes qui n’eurent pas de symptômes de manque jusqu’à l’arrêt des injections.

Il est absurde d’utiliser le modèle animal pour des maladies telles que les migraines, la dépression, l’obésité, l’alcoolisme ou la maladie d’Alzheimer dans lesquelles le psychisme très développé de l’être humain entre en ligne de compte dans des proportions que personne ne connaît précisément.

L’être humain n’est pas une souris, il n’est pas que son enveloppe physique. Il est connecté à ses émotions, à ses aspirations spirituelles, à son âme, à son esprit.

IL N'Y A PAS D'ALTERNATIVES À LA VIVISECTION

Un changement de conscience, une médecine holistique et non violente sont des alternatives à la vivisection. De plus, il existe des techniques plus fiables pour tester les médicaments ou les produits de consommation que la vivisection et bon nombre de scientifiques les trouvent plus concluantes que l’expérimentation animale.

En 1982, les professeurs Farnswroth et Pezzuto de la Faculté de Pharmacologie de l’Université de l’Illinois ont déclaré qu’il existe suffisamment de techniques pour déterminer tout effet de médicament en toxicité. S’ajoutent les enzymes, les cultures de bactéries du test Ames, les cellules et tissus humains (obtenus à partir du placenta après l’accouchement ou d’une biopsie), les combinaisons élaborées par l’informatique ou l’analyse par ordinateur, la mise sur pied de banques de données, etc. Un chercheur de l’Université du Québec à Rimouski a récemment mis au point un logiciel « grenouille » qui réagit comme le ferait l’animal à une expérimentation.

JE NE PEUX RIEN FAIRE CONTRE LA VIVISECTION

Nous faisons tous partie de la solution. Ayez recours à une médecine non violente et globale. N’achetez que des produits testés sans cruauté sur les animaux et ne contenant que des ingrédients naturels, biodégradables, sans dérivés animaux. Joignez-vous à un organisme anti-vivisectionniste et apportez-lui votre soutien. Participez à des marches, des manifestations. Renseignez-vous sur les effets secondaires et toxiques des médicaments. Sachez que les vaccins (pour vous ou votre animal) sont potentiellement dangereux. Avant de donner votre argent ou votre temps à un téléthon ou à une association, demandez si vos dons serviront à la recherche animale. Devenez une voix pour les sans-voix, faites circuler l’information, écrivez des lettres aux médias, à vos députés, aux compagnies qui testent sur les animaux. Pratiquez la «simplicité volontaire » en n’encourageant pas la consommation effrénée de nouveaux produits. Exigez la fermeture des laboratoires qui expérimentent sur les animaux. Souvenez-vous qu’on ne réglemente pas la torture, on l’abolit !

SOURCES :

Hurlements, Marcel Duquette, Éd. Michel Quintin
Ces bêtes qu’on torture inutilement, Hans Ruesch, Éd. Pierre-Marcel Favre
Les faussaires de la Science, Hans Ruesch, Éd. Civis
Nous sommes tous des cobayes, Marc Maillet, Éd. J.A.
Why Animal Experiments Must Stop, Vernon Coleman, Ed. Green Print
Betrayal of Trust, Vernon Coleman, Ed. European Medical Journal
In Pity and in Anger, A Study of the Use of Animal in Science, John Vyvyan, Ed. Micah
Is Animal Experimentation Justified ?, Collectif, Ed. Greenhaven Press Inc.
The Myth of Vivisection, Alert (B.P. 94, Côte-des-Neiges, Montréal, H3S 1S4)
La volonté de guérir, Norman Cousins, Éd. Seuil
The Case Book of Experiments With Living Animals, The American Anti-Vivisection Society
L’anti-vivisection, No. 124, 1995, Ligue française contre la vivisection
Expressions, National Anti-Vivisection Society

ORGANISMES ANTI-VIVISECTIONNISTES :

AHIMSA, Ste-Rita, G0L 4G0, (418) 963-5333
Ligue Française Contre la Vivisection, 84 rue Blanche, 75009 Paris, France
Société Nationale pour la Défense des Animaux, B.P. 94301, Vincennes, Cedex, France
Ligue Internationale Médecins pour l’Abolition de la Vivisection, c/o Dr Vernon Coleman, Lynmouth Devon EX35 6EE
CIVIS, Via Motta 51 CH6900, Mussagno-Lugano, Suisse
CIVITAS, P.O. Box 26, Swain, N.Y. 14884, U.S.A.
American Anti-Vivisection Society, Suite 204, Noble Plaza, 80l Old York Road, Jenkintown, Pa 19046-1685, U.S.A.
National Anti-Vivisection Society, 53 West Jackson Blvd., Chicago, Illinois 60604-3795.

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